Flins se tourne vers le recyclage et la refabrication

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Renault vient de communiquer son projet de restructuration de l’usine de Flins. Un projet tourné vers le recyclage, la refabrication et le cycle de vie des véhicules. La firme annonce 3 000 emplois sur le site...dans dix ans.

© Renault
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L’usine Renault de Flins ne fabriquera plus de voitures à partir de 2024. Le site commencera sa mutation dès 2021, pour devenir une « Re-Factory » selon l’expression de la firme. L’activité se concentrera autour de quatre activités : le retrofit, la gestion des batteries et de l’énergie électrique, le recyclage et la recherche en matière d’économie circulaire.
Le groupe annonce un objectif de bilan CO2 négatif à l’horizon 2030 pour le site, ainsi que 3 000 emplois sur place à cette même date. Renault veut créer la « première usine européenne d’économie circulaire dédiée à la mobilité ». Ce futur ensemble accueillera notamment les activités de rénovation de Choisy-le-Roi. « La Re-Factory est un nouveau souffle pour Renault, ses salariés et pour l’ensemble du dynamisme du territoire. Ce projet s’appuie sur notre engagement pionnier dans l’économie circulaire, sur nos valeurs, sur nos savoir-faire et répond pleinement à notre ambition de transformer positivement notre industrie », explique Jean-Dominique Senard, président du conseil d’administration du groupe Renault.

Une Factory VO

Les quatre pôles d’activités seront implantés sur place entre 2021 et 2024. Au sein du pôle Re-Trofit, sera implantée une Factory VO. Un terme marketing qui décrit un site de reconditionnement des véhicules d’occasion, mais aussi un service de remise en état des véhicules de flottes. La conversion de véhicules thermiques en électriques serait également de la partie, tout comme une unité de refabrication de pièces de rechange rares grâce à des imprimantes 3D. Un centre de tests et de prototypage sur la durabilité des véhicules et des matières complètera ce pôle.

Une ligne de déconstruction

Au sein du pôle Re-Cycle, sera implantée une ligne de démantèlement des véhicules en fin de vie, ainsi qu’une extension des activités de remanufacturing. Selon les dimensions de ces installations, Renault pourrait ainsi constituer une offre importante en pièces de réemploi. Enfin, pour développer les revenus potentiels liés à l’économie circulaire, le pôle Re-Start accueillera un incubateur de start-up et un pôle universitaire.

Gestion des batteries et de l’énergie

Le dernier pôle, baptisé Re-Energy, regroupera toutes les applications pouvant découler de la batterie électrique et de l’hydrogène. Il sera autant question de durée de vie des batteries que de leur deuxième vie.

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