Francis Bartholomé place le CNPA au cœur des problématiques des professionnels de l’automobile

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À l’occasion de sa première conférence de presse qui s’est tenue sur le Mondial de l’auto, le jeudi 16 octobre, Francis Bartholomé, président du CNPA, a tenu à rappeler les principales actions du syndicat de la profession pour les mois à venir.

Francis Bartholomé place le CNPA au cœur des problématiques des professionnels de l'automobile

Francis Bartholomé, nouveau président du CNPA depuis le mois de juin dernier, l’avait promis lors de la campagne électorale : il souhaitait une communication plus appuyée du CNPA ainsi que la prise en compte des problématiques de tous les métiers de la branche. La promesse est tenue à l’occasion de cette première rencontre avec les journalistes. « Il faut un nouvel élan ainsi qu’une rupture pour le CNPA, a-t-il déclaré en préambule de cette conférence. Le président national du CNPA doit être celui de tous les métiers et prendre ainsi la mesure de tous leurs enjeux ».

Entouré de quatre présidents de branche (carrosserie, auto-école, détaillants carburants, recycleurs), Francis Bartholomé a tenu à mettre sur la table les quatre sujets qui vont rythmer les premiers mois de son mandat. Sur la forme tout d’abord, le ton est posé mais ferme vis-à-vis des donneurs d’ordres et des pouvoirs publics afin de donner toute la mesure de la représentativité du CNPA. Lequel représente 100 000 entreprises pour 450 000 salariés, soit plus de salariés que les constructeurs et les équipementiers sur le sol français.

Fort de cette forte représentativité, proche de 85 %, face aux autres syndicats, le président du CNPA compte renforcer le syndicat du Suresnes dans les semaines à venir, rappelant que c’est « la cinquième branche professionnelle de France gérant sa propre convention collective via notamment la formation professionnelle, les régimes santé de mutuelle et la retraite ». Francis Bartholomé s’est d’ailleurs engagé à tenir une conférence de presse chaque trimestre au minimum.

Le président du CNPA a ensuite délivré les principaux sujets sur lesquels l’ensemble du syndicat doit se battre dans les mois à venir.

Prendre en compte l’évolution technologique

Au niveau de l’évolution technologique des véhicules tout d’abord, il a rappelé « qu’il faudrait prendre ce virage technologique dans les cinq ans et réfléchir à l’impact sur l’ensemble des métiers de la distribution et des services automobiles ». Pour répondre à ces questions, les États généraux de l’auto devraient se tenir en mars 2015. À titre d’exemple, l’émergence de BlaBlacar sur le Web, site de covoiturage, ne doit pas se faire en dehors des réseaux de distribution.

Défendre les acquis de la profession et sauver les carrossiers

La défense des professionnels de la carrosserie apparaît comme le thème majeur du premier combat de Francis Bartholomé. Face à une baisse structurelle de la réparation-collision depuis dix ans, il compte porter la voix des professionnels face aux assureurs. Au menu : établir comme le prévoit la loi Hamon une clause volumétrique dans les agréments et, de manière générale, rééquilibrer les relations entre carrossiers et donneurs d’ordres. « Les agréments des assureurs donnent lieu à certaines pratiques qui sont inqualifiables, a-t-il déclaré. Nous ne pouvons pas non plus faire du service à domicile pour les assureurs sans le facturer ». Et d’ajouter : « Les relations contractuelles avec les donneurs d’ordres sont tout simplement déloyales et asphyxient complément les professionnels ».

Non aux plateformes comme Nobilas et à la mise sous tutelle des experts

Dans le même ordre d’idées, Francis Bartholomé s’est déclaré contre le système Nobilas de gestion de sinistres, jugeant qu’il y « avait là un détournement de clientèle ». Autre question centrale pour les carrossiers : celle des experts automobiles. Le CNPA conteste « le rôle économique des experts », rappelant que « la mise sous tutelle économique des experts par les assureurs est inacceptable ». Un problème mis sur la table par le CNPA lors d’une réunion mercredi 15 octobre avec les experts de l’Alliance nationale des experts en automobile (ANEA).

VHU et distributeurs de carburant au menu

Les patrons d’auto-école et les détaillants en carburant sont les autres branches sur lesquelles Francis Bartholomé compte concentrer son action. Au niveau de la distribution de carburant, il a rappelé que la filière allait connaître de nouvelles difficultés suite à l’arrêt par le gouvernement de l’aide CPDC mise en place depuis plusieurs années. À noter que 2 200 professionnels attendent aujourd’hui cette aide pour un montant total de 16 millions d’euros. La question se pose également d’un déploiement de bornes de recharge rapide pour véhicules électriques dans les stations-services indépendantes et pas seulement sur les parkings de la grande distribution.

Enfin, Francis Bartholomé n’a pas oublié la défense de professions réglementées comme les contrôleurs techniques et les recycleurs expliquant que 50 % des VHU tombaient aujourd’hui dans les filières illégales ce qui représentait un manque important de pièces potentielles de réemploi.

Le président du CNPA a rappelé pour conclure qu’il « ne peut y avoir d’avenir pour la filière automobile sans la présence de la filière avale ».

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