Galileo enfin opérationnel

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Galileo est donc opérationnel depuis le 15 décembre après le lancement réussi par Ariane 5 de quatre nouveaux satellites à la mi-novembre. Le GPS américain (Global Positioning System) n’est donc plus, en théorie, le seul à guider nos véhicules, pour ceux qui ont un système de navigation satellite dans leur voiture ou pour indiquer notre chemin sur nos smartphones.

Galileo enfin opérationnel

Les Européens sont désormais aussi présents, même si on arrive après les autres. Galileo est également couplé au produit américain et la géolocalisation peut être réalisée grâce à des signaux issus de l’un ou de l’autre des systèmes. A priori, il n’est pas prévu de couplage avec le russe Glonass ou le chinois Beidou.
La gestation a été assez longue puisque la phase technique de Galileo a débuté en 1999 et le projet n’a été, officiellement, lancé qu’en 2003. Il n’y a qu’à regarder le nombre d’étoiles figurant sur le logo Galileo - douze – pour comprendre que cela ne date pas d’hier. Galileo devait voir le jour en 2006, donc dix ans de retard et un méchant dérapage budgétaire semble-t-il. Quand on met douze nations autour de la table, chacun veut ajouter son grain de sel mais personne ne veut sortir son chéquier et voilà le résultat.

Au milieu des années 2000, le GPS américain vous localisait à 10 mètres près et Galileo était annoncé pour une localisation au mètre près (10 fois plus précis) sauf que les Américains qui, eux, n’avaient pas à vendre leur projet autour de la table et demander des financements à leurs voisins ont amélioré leur système avec une précision – également – de l’ordre du mètre. Donc Galileo n’offre plus d’avantage flagrant.
On comprend l’enjeu stratégique puisque Galileo est censé garantir l’indépendance technologique de l’Europe, on imagine bien qu’il y aura aussi de nombreuses retombées économiques mais on ne nous dit pas pour qui.
On ne voit pas vraiment ce que cela va changer pour nous, pour nos véhicules. Eh bien détrompons-nous, parmi les qualités annoncées de notre champion européen, figure une amélioration dont nous, les automobilistes, rêvons tous : la suppression des zones d’ombre que connaît parfois le GPS dans les villes, au milieu des groupes d’immeubles. C’est aussi dans le domaine de la voiture autonome que Galileo sera très utile : les autos connectées se déplaceront bien mieux toutes seules si elles savent précisément où se trouvent les obstacles autour d’elles. Le système de guidage complétera les radars qui jouent pour le moment le rôle des yeux.

Bien sûr Galileo n’a pas été uniquement développé pour nous indiquer le chemin le plus rapide pour aller en vacances ou éviter les embouteillages, mais voilà, nous les automobilistes, c’est surtout cela qui nous intéresse !

Bernard Coste (bc@bernard-coste.com) est membre de Team Auto

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