General Motors envisage de relancer la production à compter du 18 mai

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La crise sanitaire, associée à l’arrêt de la production de véhicules et la reconversion des usines pour fabriquer des masques et respirateurs, aurait coûté 1,4 milliards de dollars au géant américain sur les trois premiers mois de l’année.

© AJ Mast for General Motors
© AJ Mast for General Motors

Alors que les premières usines européennes ont repris progressivement du service fin avril, General Motors a annoncé hier son intention de rouvrir ses sites de production nord-américains à partir du 18 mai prochain. Cette nouvelle permettrait ainsi de relancer l’économie du pays qui est secoué depuis une dizaine de jours par des manifestions contre le confinement.

Par ailleurs, la reprise permettrait surtout au géant américain de renflouer sa trésorerie qui enregistre une baisse de 6,2 % de son chiffre d’affaires sur le premier trimestre. Depuis le début de la crise, General Motors a multiplié les initiatives pour limiter la casse : suspension des dividendes, programmes de rachats d’actions, réduction des salaires de cadres dirigeants et des budgets marketing et plus récemment la suspension définitive du service d’autopartage Maven. L’ensemble lui a permis de dégager un bénéfice net de 247 millions de dollars.

La réouverture des usines est également une bonne nouvelle pour les réseaux de distribution. Selon les informations de l’AFP, des experts s’inquiéteraient des faibles stocks de certains modèles alors qu’ils font face une hausse de la demande. « GM fait face à une potentielle rupture de stocks dans le segment des camionnettes à plateau », précise Jessica Caldwell chez Edmunds.com. Or, les ventes de ces gros pickups, notamment la Chevrolet Silverado et le GMC Sierra (aux marges lucratives) ont permis au groupe américaine d’accuser une baisse des ventes de voitures de seulement 7,2 % à 719 122 unités en Amérique du Nord au premier trimestre.

Néanmoins, qu’elle soit effective le 18 mai ou ultérieurement, la reprise est tributaire de plusieurs éléments à commencer par la mise en place d’une organisation sanitaire irréprochable temps que le virus n’aura pas été éradiqué. « Nous allons commencer par former nos salariés aux protocoles de santé des CDC et de l’OMS », a insisté la directrice financière Dhivya Suryadevara, lors d’une conférence téléphonique avec des journalistes de l’AFP. À l’instar de nombreuses entreprises, ce protocole sanitaire implique une désinfection régulière des bâtiments, la prise de température des salariés, la distanciation sociale, le port de masque ou encore l’utilisation de gel hydroalcoolique. Enfin, General Motors va également assouplir sa politique d’absence, ce qui permettrait aux employés de rester à leur domicile dans le cas où ils ne sentiraient pas en forme.

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