Harry Salamon (Mercedes-Benz Vans) : « Le blocage de nos homologations a pris fin au début du mois d’octobre »

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Le directeur général de Mercedes-Benz Vans pour la France envisage la fin de l’année avec optimisme après le blocage d’une partie des livraisons / immatriculations.

Harry Salamon (Mercedes-Benz Vans) : « Le blocage de nos homologations a pris fin au début du mois d'octobre »

Auto Infos : Quel est le bilan commercial de Mercedes-Benz Vans à fin septembre ?

Harry Salamon : Nous étions partis pour réaliser une croissance à deux chiffres. Malheureusement, au niveau européen, la France comme les autres pays ont reçu l’injonction de bloquer l’immatriculation et la livraison à clients d’une partie de nos véhicules entre autres certains modèles de nos Vito, des anciens Sprinter, de la Classe V pour une durée indéterminée. La situation s’est enfin débloquée début octobre.

A. I. : Pour quelle raison ce blocage a-t-il eu lieu ?
H. S.
 : La raison était basée sur le logiciel. Une nouvelle version a été proposée aux autorités allemandes qui, après approbation, ont libéré tous les véhicules sous condition pour les véhicules à livrer de reprogrammer le véhicule avec le nouveau logiciel et de faire une action de rappel pour tous les véhicules roulants. La situation se normalise progressivement.

A. I. : Quel sera l’impact pour Mercedes-Benz Vans ?
H. S. :
Il a conduit à une légère régression des chiffres par rapport à 2017. Toutes les équipes travaillent au niveau des clients en attente ou les prospects intéressés afin de permettre une reprise dynamique des affaires. La course contre la montre se terminera le 31 décembre 2018 ! Je prends tout cela comme un challenge en motivant les équipes et le réseau en ce sens. Un sportif trébuche en milieu de course et se relève avec un moral d’acier.

A. I. : Comment a réagi votre réseau ?
H. S. :
Nous avons un dialogue permanent avec ses représentants (le groupement). Je me suis assuré personnellement d’une communication fréquente, précise et factuelle sur la situation. Nous avons un réseau de qualité et je tiens à les remercier pour leur confiance. Nous avons prévu très rapidement des solutions de dédommagement pour les clients empêchés par ces blocages. le réseau a joué le jeu.

A. I. : Comment réagissez-vous à la fin de l’exemption fiscale pour le pick-up dans le budget 2019 ?
H. S. :
Ce n’est pas grave. Dans l’industrie automobile, celui qui survivra aura la plus grande capacité d’adaptation. L’étape suivante est de discuter avec l’Allemagne sur les options stratégiques à prendre au niveau du pick-up et sur cette pression fiscale supplémentaire. Nous devons apprendre à gérer des environnements plus complexes par rapport aux vingt dernières années.

A. I. : Comment envisagez-vous l’électromobilité et l’émergence des nouvelles mobilités ?
H. S. :
Nous allons devenir des fournisseurs de solution de mobilité intelligente. Il faut pouvoir livrer suivant des modes de transfert et de propriété de quelques heures à plusieurs années. Une palette de solutions pourrait ainsi se mettre en place. Je pense même que les contraintes de circulation dans les villes seront un tremplin vers de nouvelles solutions. Nous aurons besoin de véhicules plus petits avec de faibles émissions. La livraison autonome pourra également se faire. Nous allons peut-être remplacer le déplacement des personnes qui vont habituellement chercher des marchandises par une autre forme de mobilité à laquelle les constructeurs seraient associés.

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