Hervé Rousseau : "Les mandataires se greffent sur le système des distributeurs sans en avoir les contraintes".

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Questions à Hervé Rousseau directeur général Rousseau Automobile. A l’occasion de la commercialisation en avant-première de l’Outlander PHEV véhicule mi-électrique mi-hybride de la gamme Mitsubishi, Hervé Rousseau répond à nos questions sur ses projets et l’environnement économique. A noter la mise en place du produit Mitsubishi Lease en partenariat avec ALD Automotive et le pack Zen avec un engagement de reprise, un entretien compris et l’extension de garantie pour accompagner les ventes pros de la marque.

Comment se porte votre groupe sur le premier trimestre 2014 ?

Sans faire de langue de bois, je dois dire que l’année a été compliquée sur la marque principale que nous représentons à savoir Renault. Quant à nos autres marques, globalement nous tirons notre épingle du jeu tant avec Audi, Opel avec un démarrage correct et Kia, Hyundai, Suzuki et Mitsubishi.

A propos d’Opel, vous avez récemment racheté deux affaires du groupe Schuler. Les annonces sur Chevrolet ne vous font-elles pas regretter ces reprises ?

Non… Je ne ferai pas d’autres commentaires ! Je peux même vous dire que nous sommes satisfaits… Globalement aujourd’hui, les chiffres sont plutôt corrects avec de nouveaux produits.

Vous cherchez à développer les ventes aux professionnels avec Mitsubishi ?

Nous ne sommes pas suffisamment performants en ventes à société. Il est clair qu’on ne va pas chercher des clients Mitsubishi comme chez Renault. Les conditions commerciales sont totalement différentes. Nous sommes dans une zone semi-rurale. Nous n’avons, par exemple, pas suffisamment vendu de L200 l’année dernière.

Avez-vous une organisation spécifique pour ce type de ventes ?

Nous sommes une petite structure. Vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir un vendeur société avec ces volumes et des conditions de 15% contre 38% chez Renault avec l’utilitaire. Si le client vient acheter un prix, on ne sera pas bien placé. En revanche, l’agriculteur peut venir acheter un véhicule spécifique.

L’Outlander PHEV peut-il intéresser les ventes pros ?

Je ne sais pas encore. Mais je suis sûr que l’on va en vendre. On voit vite les freins du véhicule électrique à travers l’autonomie et le prix. D’abord prudent sur ce véhicule, je suis aujourd’hui intimement convaincu que l’on va bien le vendre. Cette technologie PHEV est celle de demain. Vous avez ainsi les avantages de l’électrique sans les inconvénients.

Combien espérez-vous en vendre ?

D’abord dix d’ici la fin de l’année. Avec ce lancement en avant-première, j’espère 20 à 25.

Quelle est votre analyse de la situation économique de la distribution ?

Les métiers de l’automobile sont vastes. La distribution s’est éparpillée avec une majorité de groupes de distribution mais, dans le même temps, le renforcement des mandataires pour certaines marques. Ces gens se greffent sur le système des distributeurs sans en avoir les contraintes. Ils font du dumping sur les prix ce qui n’est pas acceptable.

A quelle marque en particulier faites-vous allusion ? Hyundai ?

Oui Hyundai qui n’a pas su maîtriser cette profusion de véhicules en Europe… Les ventes à mandataires sont un vrai problème pour nous. Nous ne pouvons pas être un simple centre d’essai.

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