IFP Energies nouvelles veut améliorer le rendement des blocs essence

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L’IFP Energies nouvelles a pris la tête du projet européen de recherches EAGLE qui se donne pour objectif de développer des moteurs essence avec un rendement allant jusqu’à 50 %.

IFP Energies nouvelles veut améliorer le rendement des blocs essence

À l’heure actuelle, le rendement maximum d’un moteur essence atteint environ 40 % avec, comme résultat, une quantité significative d’énergie produite par combustion perdue. C’est afin de minimiser ce phénomène que le projet européen EAGLE (Efficient Additivated Gasoline Lean Engine) impliquant six entreprises privées, trois universités et dirigé par IFP Energies nouvelles a été lancé jusqu’en 2020.

Son objectif est d’améliorer d’au moins 20 % le rendement des moteurs à essence actuels et ainsi d’atteindre un rendement maximum de 50 %. Un résultat qui devrait aider l’industrie automobile européenne à atteindre le prochain objectif de réduction des émissions de CO2 à 50 g fixé à 2020 mais aussi à se conformer à la législation sur les émissions des particules et d’oxyde d’azote pour les véhicules hybrides.

L’utilisation de l’hydrogène envisagée

Pour ce faire, les neuf partenaires* misent sur plusieurs leviers. Premier d’entre eux, l’utilisation d’hydrogène en tant qu’additif au carburant conventionnel pour améliorer la combustion d’un mélange ultra pauvre, mais aussi le développement d’un système d’allumage préchambre.

Le projet a également pour objectif de réduire les pertes de chaleur pendant la combustion en appliquant des revêtements isolants sur certaines pièces de la chambre à combustion. Enfin, dernière piste qui sera explorée, l’élaboration d’un catalyseur compatible avec l’utilisation d’un mélange pauvre composée d’hydrogène. Ce qui permettrait aussi de réduire les émissions d’oxydes d’azote.

* IFP Energies nouvelles, Renault, Saint-Gobain Centre de recherche et d’étude européen, Continental automotive en Allemagne et en France, FEV Europe, l’Institut de recherche sur les moteurs thermiques de l’université de Valence (Espagne), l’équipe de simulation moteurs de l’université de Naples Federico II (Italie) et, enfin, l’Institut des moteurs à combustion de l’université technique de Rhénanie-Westphalie à Aix-la-Chapelle (Allemagne).

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