Il était une fois, l’heure de la reprise ?

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Après quatre semaines de confinement et une activité économique au point mort, les premiers signes encourageants de la reprise apportent un peu d’espoir à l’industrie automobile.

© Yannick Brossard
© Yannick Brossard

Face à la propagation de l’épidémie, les constructeurs nationaux et internationaux n’ont eu d’autre choix que de fermer leurs usines aux quatre coins du monde. Après un mois de pause, les premiers signes en vue d’une reprise des activités émergent. Malgré le prolongement du confinement, Dacia a annoncé la relance de son unique site de production situé à Mioveni, en Roumanie, à compter du 21 avril prochain. Dans un premier temps, le redémarrage se fera sur la base du volontariat et de manière progressive (un laps de temps sera nécessaire avant de retrouver une cadence de production de 1 400 unités journalières). Depuis le 19 mars, 15 000 collaborateurs sont placés en chômage partiel. Ce retour au travail représente donc « un symbole, une décision attendue » pour l’ensemble de l’industrie roumaine, a déclaré Nicolae Pavelescu, l’un des responsables syndicaux de l’usine à l’AFP. De son côté, le constructeur Daimler entrevoit également une reprise en douceur de ses activités dans dix jours. Néanmoins, tous les sites de production ne sont pas concernés nuance la marque allemande. Il ne s’agit que de « certaines usines sélectionnées ». En parallèle, Daimler a décidé de prolonger le chômage partiel de ses salariés jusqu’au 30 avril 2020.

C’est en France que la reprise se fait la plus pressante, mais aussi la plus controversée. Contactée par l’AFP, l’usine Bosch de Rodez (qui fabrique des injecteurs pour moteur diesel) compte redémarrer le 14 avril, soit dans quatre jours. « Sur deux équipes de production, quelque 140 personnes viendraient travailler mardi, avec un pic d’une centaine de personnes en même temps sur le site » explique Patrick Meillaud qui dirige la structure. Pour éviter les contacts entre les collaborateurs, plusieurs mesures vont être mises en place comme l’aménagement des horaires de travail ou encore la distribution d’équipement de protection. Des dispositifs jugés insuffisants par l’opposition syndicale qui craint une augmentation des cas de contaminations. « J’entends parfaitement le paradoxe qui peut exister entre un discours public où l’on préconise le confinement, et un autre où l’on dit qu’il faut maintenir l’activité », admet le directeur auprès de l’AFP, précisant que ce redémarrage minimum permettra dans un premier temps de répondre aux besoins des clients.

Un rétablissement long mais pas impossible

Si la reprise est encore timide et incertaine en Europe, le groupe Volkswagen laisse entrevoir le bout du tunnel pour la Chine : l’ensemble des 2 000 concessionnaires chinois distribuant la marque allemande dans le pays, ainsi que 95 % des distributeurs Audi et Skoda ont rouvert leurs showrooms au public fin mars. « Le nombre total de sites du groupe ayant repris le travail est ainsi passé à 32 sur les 33 usines de véhicules et de composants » complète le groupe dans un communiqué.

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