Il ne savait pas que c’était impossible alors il a réussi !

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A l’heure où certains collaborateurs rechignent encore à quitter le télétravail, cette boutade incitant à l’optimisme pourrait bien être reprise comme un gimmick pour redonner confiance à ces salariés et leur permettre de mieux voir l’horizon s’éclaircir.

Il ne savait pas que c’était impossible alors il a réussi !

L’optimisme ou la confiance dans l’issue favorable d’une situation n’est pas toujours systématique chez l’humain. Pour des raisons peut-être culturelles et dans certains pays plus que dans d’autres, les médias, la rumeur ou les conversations privées favorisent l’esprit critique, valorisent la capacité à mettre en perspective les difficultés probables plutôt que les chances de succès et prônent l’hyper conscience de la menace d’un échec hypothétique.

L’optimiste dans ce cas est souvent considéré comme un individu un peu naïf, insouciant, déconnecté du monde, grand enfant un peu rêveur qui n’a pas la mesure des choses. Pourtant on dit aussi que l’optimiste voit l’opportunité dans la difficulté quand le pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité. Optimisme et réalisme sont souvent dissociés, à tort sans doute, et jusque dans la sphère professionnelle ou la mise en avant de la conscience du risque est parfois une science. Cette posture évaluée comme la plus rationnelle par certains, prive parfois la plupart d’un mode de pensée mieux adapté à l’atteinte d’objectifs plus ambitieux.

Sans chercher à détailler les raisons de se réjouir comme la reprise des activités, le retour du trafic et des ventes dans les halls en omettant soigneusement de rappeler celles de s’inquiéter, on peut souligner les bienfaits de la présence d’un ou plusieurs collaborateurs au tempérament optimiste dans une équipe, comme l’intérêt pour le manager d’en entretenir l’esprit. L’optimisme est contagieux. Dans le cadre de nos entretiens, nous constatons régulièrement qu’un candidat au tempérament optimiste peut se montrer plus déterminé. Là où certains voient un risque, ces tempéraments ont généralement tendance à se réjouir de la stimulation intellectuelle apportée par la complexité d’une situation. Stimulés par le défi, ils ont tendance à agir la plupart du temps en se focalisant sur le but à atteindre. Ils peuvent se montrer extrêmement inventifs pour surmonter les obstacles et restent dans la majorité des cas, persuadés qu’une solution existe même s’ils ne la trouvent pas d’emblée. Ces caractéristiques les rendent plus collaboratifs que d’autres et font qu’ils hésitent moins à s’entourer de personnes qui peuvent les aider.

Pourtant, dans nos entretiens, nous constatons que d’une part, les managers ne semblent pas toujours conscients de la nécessité de préserver ce potentiel chez leurs collaborateurs, et que d’autre part, faute de reconnaissance pour lui-même et son apport à l’équipe, même un optimiste peut s’user. Si les managers ne peuvent exiger un optimisme indéfectible de la part de leurs collaborateurs, ils peuvent cependant en cultiver l’esprit, notamment en s’appuyant sur la valeur de l’exemple pour favoriser l’osmose, par exemple en veillant eux-mêmes par leurs propos et dans leurs actes à adopter une approche plus optimiste des projets. C’est une démarche gratuite qui peut être promue progressivement, d’abord sur des périmètres restreints, puis généralisée à des projets plus importants. L’optimisme ainsi cultivé pourra faire naitre une agilité supplémentaire en permettant à coup plus sûr, dans les moments incertains, concurrentiels ou de crise, d’être prêt à mieux rebondir sans se laisser déstabiliser.

L’optimisme peut faire peur mais c’est en désacralisant la prise de risque et en encourageant l’autonomie des collaborateurs que les entreprises trouveront de nouveaux leviers d’efficacité collective et de satisfaction individuelle pour chaque collaborateur.

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