Julien Dubois (Partakus) : « Nous offrons un avantage intéressant aux groupes de distribution multimarques régionaux »

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Julien Dubois est l’un des deux fondateurs du site internet Partakus avec Jean-Michel Guarneri. Cette marketplace réservée aux professionnels rassemble une offre large de pièces, outillage, équipements et services. Ce portail en plein déploiement recherche des partenaires distributeurs logisticiens bien implantés localement afin de couvrir tout le territoire et constituer l’offre la plus large possible pour les réparateurs. Une entreprise dont l’actionnaire de référence n’est autre que Renault.

© Partakus
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Auto Infos : Comment se porte Partakus depuis son lancement il y a quelques mois ?

Julien Dubois : Nous avons déployé notre modèle après le confinement et nous sommes en pleine phase de construction de notre offre. Nous élargissons notamment le nombre de nos partenaires spécialisés dans des domaines complémentaires à la pièce de rechange.

A. I. : Couvrez-vous toute la France actuellement ?

J. D. : Pas encore. Nous nous développons par région, en constituant une offre performante localement. Nous devons donc trouver des partenaires de qualité dans chaque zone. Lorsque nous jugeons que l’offre est suffisante, nous communiquons auprès des réparateurs sur notre présence. Dans le domaine de la pièce IAM, les garagistes veulent avant tout une livraison rapide. Nous devons donc avoir des partenaires locaux bien implantés et dotés d’une logistique efficace. C’est la raison pour laquelle nous avons encore quelques trous dans notre raquette dans plusieurs régions.

A. I. : Quel est le profil de vos partenaires distributeurs ?

J. D. : Ce sont des distributeurs qui souhaitent développer leur activité. Ils sont bien implantés localement et possèdent une logistique efficace, grâce à leurs propres stocks ou par l’intermédiaire de plateformes. Ils proposent des pièces de rechange, mais aussi de l’outillage et de l’équipement. Nous voulons rassembler sur Partakus tout ce dont a besoin un réparateur. La pièce de réemploi est un bon exemple. Les garagistes manquent d’un accès à une offre structurée. Nous voulons leur donner cet accès. Nous devons augmenter leur professionnalisme en leur donnant la possibilité de répondre à toutes les demandes de leurs clients. L’un de nos derniers partenaires est, par exemple, Faurecia Clarion, pour son service de réparation d’écrans multimédias.

A. I. : Avez-vous des concessionnaires parmi vos partenaires distributeurs ?

J. D. : Oui, nous avons des distributeurs des réseaux Ford et FCA notamment. Nous représentons pour les concessionnaires une solution supplémentaire de vente auprès des réparateurs indépendants. De notre côté, cela nous permet de proposer de la pièce d’origine, ce qui répond à notre objectif du plus large panel possible.

A. I. : Renault est votre actionnaire de référence mais vous n’avez pas de distributeurs Renault parmi vos partenaires ?

J. D. : Non. La structure chargée d’investir chez Renault n’est pas la même que celle en charge de la distribution des pièces. Cette dernière nous perçoit davantage comme un concurrent. D’une manière générale, tous constructeurs confondus, nous intéressons davantage les concessionnaires que le constructeur lui-même, ce qui peut se comprendre.

A. I. : Quel profil de concessionnaire vous intéresse particulièrement ?

J. D. : Nous recherchons des concessionnaires qui placent le développement du business vers les MRA parmi leurs priorités. Ce sont des gens qui sont en mesure d’investir dans la logistique pour répondre aux exigences de ce marché, qui se situe au-delà de leur business captif. Ils doivent être en mesure de livrer rapidement.

A. I. : PSA a compris cet intérêt avec Distrigo. Percevez-vous ce même intérêt chez d’autres acteurs ?

J. D. : C’est en réflexion un peu partout mais le contexte actuel rend difficile de tels investissements. Cependant, il faut trouver d’autres relais de croissance pour les constructeurs… En revanche, nous offrons un avantage intéressant aux groupes de distribution multimarques régionaux car nous leur permettons de présenter la totalité de leurs gammes de pièces sur un seul outil informatique.

A. I. : Quelles sont les prochaines étapes de développement pour Partakus ?

J. D. : Nos objectifs restent identiques : avoir 1 500 garages connectés à notre marketplace d’ici à la fin de l’année et atteindre les 12 000 fin 2022. Nous poursuivons l’amélioration de notre maillage en France et nous arriverons en Espagne bientôt, avant de lancer officiellement l’Italie en cours d’année prochaine.

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