L’ANEA fait le point sur la fraude

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L’Alliance nationale des experts en automobile (ANEA) a profité de son congrès annuel pour détailler les pratiques en matière de fraude et les manières de les déceler.

L’ANEA fait le point sur la fraude

Le phénomène n’est pas nouveau mais il prend de l’ampleur selon les acteurs du marché. Comme l’explique Frédéric Nguyen Kim, directeur d’Alfa (Agence pour la lutte contre la fraude à l’assurance), « le coût de la fraude augmente le prix de revient des produits d’assurance et le coût est supporté par tous les assurés honnêtes ! Ce phénomène est difficile à quantifier et nous pouvons seulement mesurer l’activité de lutte contre la fraude ». Ainsi, sur 71,5 % du marché de l’assurance IARD en 2010, 27 918 cas de fraude ont été identifiés pour un enjeu financier de 146 millions d’euros. Près de 77 % des dossiers concernaient l’automobile, pour des coûts représentant 59 % des montants globaux de la fraude.

Entre banalisation et radicalisation

En matière d’automobile, les cas de fraudes concernent à 54 % des chocs à l’arrêt. Ces cas représentent seulement 16 % des enjeux financiers. Au contraire, le vol représente 13 % des dossiers frauduleux mais 17 % des enjeux financiers. « Les véhicules haut de gamme font rapidement monter les coûts », commente F. Nguyen Kim. Parmi ces actes illégaux, la fraude en bande organisée s’affirme et on assiste à une internationalisation des escroqueries. « Les fraudeurs peuvent être des gens qui tentent leur chance sur un petit dossier ou au contraire, des personnes très structurées, qui bénéficient souvent de complicités auprès de professionnels », souligne-t-il. Pour lutter contre ces différentes formes de fraude, l’ANEA a mis en place des formations spécifiques dédiées à tous les experts. De son côté, Alfa devrait édicter d’ici à quelques mois un socle de bonnes pratiques pour identifier les dossiers douteux.

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