L’ANEA met l’impartialité des experts au centre des débats

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L’ANEA met l’impartialité des experts au centre des débats

Le 10e congrès national de l’Alliance nationale des experts en automobile (ANEA) s’est déroulé le 18 mars à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) sous le thème de l’impartialité. Un point plus que jamais d’actualité après l’affaire des 5 000 véhicules gravement endommagés remis sur la route frauduleusement. Philippe Ouvrard, président de l’ANEA, a mis en avant dans son introduction « la nécessité pour la société de l’impartialité de tiers de confiance », faisant de l’expert « un sachant impartial plus que jamais utile et nécessaire ».

La mauvaise image de l’expert engendrée par l’affaire des 5 000 VO a précipité la mise en place du code de déontologie sur lequel la profession travaillait depuis un an. Ce nouveau texte devait d’ailleurs être voté l’après-midi même dans le cadre de l’assemblée générale extraordinaire de l’ANEA. Mis en cause régulièrement par les réparateurs, les experts ont insisté sur leur indépendance et veulent s’appuyer sur ce code de déontologie pour la renforcer. « Vous êtes payés pour être impartiaux », a rappelé Pierre Morrier, avocat au barreau de Paris, dans le cadre de la première table ronde organisée sur ce thème.

Si le scandale des 5 000 VO a mis à mal l’image de la profession, la fraude à l’assurance reste l’un des arguments les plus utiles pour justifier la nécessité de l’expert. En effet, les données communiquées par Daniel Rousselle, président de l’Agence pour la lutte contre la fraude à l’assurance (ALFA) , sont parlantes. Pour l’année 2014, 26 975 dossiers de fraudes ont concerné l’automobile pour un montant de 101 millions d’euros. Sur ce total en constante augmentation depuis 10 ans, près de 75 % des dossiers ont été détectés par les experts.

D’autres cas de fraude comme le trafic des compteurs kilométriques lors des transactions de VO offrent un potentiel intéressant pour les experts. Le travail effectué par la commission fraude de l’ANEA doit renforcer l’efficacité de l’expert. Près de 509 experts référents ont déjà été formés au sein des 623 cabinets rassemblés au sein de l’ANEA. Avec un coût moyen de 3 700 euros par dossier de fraude détecté, l’économie pour les assureurs n’est pas négligeable. L’avenir des experts passe donc par ce renforcement des connaissances et par une ouverture vers de nouveaux marchés.

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