L’ANEA veut redéfinir la déontologie de l’expert

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L’ANEA veut redéfinir la déontologie de l’expert

Dans le cadre de son congrès annuel, l’ANEA (alliance nationale des experts en automobile) a mis en avant le sujet sensible de la déontologie. Un thème qui peut paraître théorique mais dont les conséquences pourraient être plus importantes qu’il n’y paraît. En effet, les experts possèdent déjà un code de déontologie mais ce dernier doit être revu et adapté selon Philippe Ouvrard, président de l’ANEA. « Un code de déontologie permet d’affirmer ses valeurs identitaires, qui doivent être gravées dans le marbre. C’est aussi l’occasion de redécouvrir notre métier. Nous avons besoin d’adapter notre code de déontologie aux évolutions de la société ».

Les experts avaient choisi le philosophe et sociologue Gilles Lipovetsky pour introduire leur congrès. Une intervention de haut vol, qui a donné le ton des débats qui ont suivi. Au-delà des riches échanges sur la définition et l’utilité d’un code de déontologie, le sujet est apparu comme capital pour les responsables de l’ANEA. En effet, un tel code doit dépasser le cadre de l’organisation professionnelle pour concerner la profession dans son ensemble. Il doit donc résulter d’un travail collectif, ouvert à toutes les parties prenantes. Une fois rédigé, ce document devra être reconnu par tous et notamment par les autorités de tutelle de la profession.

Ce code pourrait également remettre en selle la CNEA (commission nationale des experts en automobile) au sein de la délégation à la sécurité et à la circulation routières (DSCR). Un tel code s’imposerait alors à tous les acteurs de la réparation collision et consoliderait l’indépendance de l’expert, pris entre l’assureur, l’assuré et le réparateur. Une position inconfortable pour des professionnels au pied du mur.

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