L’Autorité de la concurrence valide la prise de participation d’Emil Frey Motors France et Fiber dans le groupe Bernard

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L’Autorité de la concurrence a revu sa méthode pour analyser les opérations de concentration dans l’automobile.

L'Autorité de la concurrence valide la prise de participation d'Emil Frey Motors France et Fiber dans le groupe Bernard

Dans un communiqué publié ce jour, mercredi 13 mars, l’Autorité de la concurrence annonce qu’elle autorise la prise de contrôle conjoint par la société Emil Frey Motors France et la société Fiber de la société Bernard Participations SAS.

Pour rappel, l’opération consiste en l’acquisition, par Emil Frey, de la participation minoritaire contrôlante actuellement détenue par la société Alcopa NV dans la société Bernard Participations. À l’issue de l’opération la société Bernard Participations sera donc contrôlée conjointement par Emil Frey et Fiber.

Une nouvelle méthode d’analyse concurrentielle

En revanche, l’analyse de projet de concentration a incité l’Autorité de la concurrence à revoir sa méthode d’analyse concurrentielle pour les dossiers de rachat à venir en France. Jusqu’à ce jour, l’Autorité de la concurrence s’appuyait principalement sur les données d’immatriculation pour estimer la position des opérateurs dans ce secteur. Ces données, disponibles uniquement au niveau départemental, permettaient d’estimer le volume des ventes réalisées par les opérateurs actifs dans un département donné. C’est sur cette base que l’Autorité de la concurrence définissait les parts de marché des opérateurs et se prononçait sur les risques concurrentiels soulevés par les opérations de concentration notifiées.

Analyse de la zone de chalandise

Désormais, l’Autorité de la concurrence analyse la densité du réseau des opérateurs concernés et leur poids, en nombre de points de vente dans la zone locale de chalandise, pour juger si un rapprochement soulève des préoccupations de concurrence. L’analyse de l’Autorité de la concurrence repose donc à présent sur l’estimation d’une « part de marché » en proportion des points de vente détenus par les parties à l’opération sur une zone locale.

Cette méthode permet à la fois de prendre en compte la réalité du comportement des consommateurs, puisque le marché local est défini par un temps de trajet et non plus par des limites administratives, et de juger si les consommateurs disposeront, après l’opération, de points de vente alternatifs à ceux des parties au sein de la zone dans laquelle ils procèdent à leurs achats.

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