L’État envisage de raboter la prime à la conversion

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Ce dispositif d’aide à l’achat d’un véhicule moins polluant rencontre un tel succès qu’il finit par coûter cher à l’État. Bercy veut revoir les conditions d’attribution à la baisse.

L'État envisage de raboter la prime à la conversion

Victime de son succès avec plus de 200 000 dossiers déjà déposés depuis le début de l’année 2019, la prime à la conversion pourrait subir un sérieux coup de rabot dans les mois à venir. En effet, le budget de 596 millions d’euros prévu dans la loi de finances 2019 sera d’ores et déjà dépassé de 300 millions d’euros.

Le ministère de l’Économie et des Finances envisage plusieurs options pour réduire la voilure de cette aide qui a intéressé pourtant 80 % de personnes non imposables contre 70 % l’an passé. Plusieurs solutions sont à l’étude comme la sortie du périmètre d’achat des véhicules haut de gamme ou encore les motorisations diesel.

« Pourquoi casser une politique qui marche, au plus mauvais moment..., s’interroge le CNPA par la voix de Xavier Horent, directeur général du CNPA, alors que les besoins d’accompagnement n’ont jamais été aussi forts, dans le contexte d’entrée en vigueur des ZFE à Paris et du projet de loi des mobilités qui impose des objectifs ambitieux de verdissement du parc (fin des ventes de véhicules thermiques en 2040) ? »

Et d’ajouter : « Comment peut-on affirmer ce qui est aujourd’hui une option, alors qu’un rapport d’évaluation et de proposition est en cours au niveau de l’Inspection générale des finances ? Mieux vaudrait commencer par simplifier le dispositif que le raboter – en l’articulant avec les aides locales existantes, et en concentrant l’allocation des efforts collectifs sur les populations les plus exposées – sans oublier les TPE et PME qui sont également contraintes de renouveler leurs parcs. »

Pour rappel, le CNPA a présenté son analyse et ses propositions pour consolider une mesure qui dépasse en effet les prévisions. « Le véhicule d’occasion et le diesel doivent rester éligibles, sous peine de prendre le risque d’une transition écologique insoutenable », conclut le syndicat de Suresnes.

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