L’État veut-il vraiment que les Français passent à l’essence ?

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L’État veut-il vraiment que les Français passent à l’essence ?

2018 semble déjà être l’année record en termes d’incohérences dans la politique automobile gouvernementale !

Nous en avons relevé quatre majeures. Jugez plutôt :

- Les meilleures vignettes Crit’Air 1 sont réservées aux hybrides et aux essences normées Euro 5 et 6. Comment expliquer alors que 778 modèles essence et 1 966 diesel soient épargnés par le nouveau malus (car en dessous de 120 g de CO2/km)… alors que cette proportion s’inverse totalement pour les modèles malussés : 2 852 essence contre 1 707 diesel !

- La prime à la conversion (en échange de la destruction d’un diesel d’avant 2001 ou d’une essence d’avant 1997) sera de 1 000 ou 2 000 euros pour l’achat d’un VN ou d’un VO éligible aux vignettes Crit’Air 0, 1 ou 2 et émettant moins de 130 g de CO2/km. Donc une aide destinée à acheter des modèles malussés !

- La nouvelle taxe (de 100 à 1 000 euros en fonction du nombre de chevaux la première année, avec une dégressivité de 10 % les années suivantes) frappant les VO remplace l’ancienne de 2 à 4 euros par gramme de CO2. Au-delà du fait qu’elle touchera environ 10 % du parc en circulation, elle va aussi concerner les modèles hybrides (plug-in ou non) !

- La taxe additionnelle à la taxe sur les certificats d’immatriculation (carte grise) est née ! Elle concernera tous les véhicules (VN et VO) de plus de 36 ch, à hauteur de 500 euros par cheval fiscal et dans une limite de 8 000 euros au-dessus de 50 ch… Elle s’ajoute à la taxe des 10 ch (voir notre point 3)) ainsi qu’au malus classique (jusqu’à 10 500 euros) et la TVA mais aussi au malus annuel de 160 euros et au coût de la carte grise. Complètement délirant car la somme globale reviendra à 33 % de la valeur de certains gros modèles commercialisés. Combien de citoyens pouvant se le permettre continueront d’accepter un tel taux d’imposition. Sûrement très peu…

En ajoutant les hausses de carburant à la fois sur le diesel et sur l’essence, on comprend encore mieux pourquoi les premiers rapports de vente sont répétitifs et sérieux en ce début d’année 2018 afin de trouver tout de même de bons arguments face aux prospects !

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