L’année 2021 démarre mal pour le marché européen

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Après une année 2020 en dents de scie, qui s’est terminée sur une évolution négative mais en progression (- 3,3 %), janvier 2021 replonge en accusant un repli de 24 % par rapport à la même période l’an passé selon l’ACEA. Un affaissement qui n’augure pas encore une sortie de crise.

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L’avènement de 2021 nourrissait de nombreux espoirs. Malheureusement, après seulement un mois d’existence, cette nouvelle année ne semble pas profiter d’une meilleure santé pour le marché européen que celle connue en 2020. La pandémie n’a en effet toujours pas disparu et les restrictions liées au Covid-19 – confinement, couvre-feu, fermeture de certaines enseignes, etc. – continuent de peser lourdement sur les ventes de véhicules au sein de l’Union européenne. Pour preuve : en janvier 2021, les immatriculations de voitures particulières neufs dans l’UE ont notablement chuté, passant de 956 447 unités en janvier 2020 à 726 491 mises à la route cette année (soit - 24 %).

Jouant de malchance, les marchés ont également compté un jour ouvrable de moins qu’en janvier 2020. Un effet calendaire négatif qui n’a donc pas arrangé la tendance au repli des ventes en Europe. Au contraire, cela l’a même aggravé, et ce sur l’ensemble des 27 membres de la communauté. Il n’y a guère que la Suède et la Norvège qui parviennent à tirer leur épingle du jeu en s’affichant dans le vert en janvier 2021, presqu’une anomalie dans cette équation où les ventes se voient divisées.

Ainsi, le pays le plus significativement impacté parmi les quatre principales places de marché est l’Espagne, descendu à - 51,5 %, devant l’Allemagne (- 31,1 %) et l’Italie (- 14 %). La France, bien que connaissant elle aussi une variation négative de ses immatriculations nationales, s’inscrit comme la seule entité à ne pas avoir enregistré de baisse à deux chiffres au mois dernier, s’établissant à - 5,8 %. Une maigre victoire dans cette période de janvier 2021, qui figure comme la pire amorce annuelle depuis une décennie. En témoigne le graphique de l’ACEA illustrant les montagnes russes qu’opèrent les ventes du marché Europe depuis janvier 2011.

Volvo, seul à se maintenir hors de l’eau

Du côté des constructeurs automobiles, l’ambiance n’est pas à la fête non plus. S’inscrivant toujours en tête des groupes ayant le plus immatriculé, le groupe Volkswagen dérape toutefois en janvier 2021, régressant à 26,8 % par rapport à la même période de 2020. Second du classement, la constellation Stellantis (mélangeant désormais l’entité FCA) passe, elle, de + 2,9 % (pour PSA) en décembre à - 26,1 % au mois dernier. Unir ses forces à son concurrent italien n’a donc pas suffit au tricolore pour contenir ses pertes sur un début d’année particulièrement dégradé.

Enfin, unique point positif dans ce sombre tableau, le cas de Volvo. Après un repli de 7,3 % en décembre, le groupe suédois remonte la pente en étant le seul constructeur à enregistrer des ventes croissantes, terminant le mois de janvier dernier à + 9,4 %. Décidément, heureusement que nos voisins scandinaves sont là pour réchauffer un peu le marché européen. Que l’ACEA voit pourtant rebondir de 10 % en 2021...

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