L’avenir très incertain du marché du pick-up en France

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L'avenir très incertain du marché du pick-up en France

En votant dans la nuit du 22 au 23 octobre 2018, l’arrêt de la niche fiscale concernant le pick-up dans le cadre du projet de loi de finances 2019, les députés ont très certainement mis un coup d’arrêt au développement de cette carrosserie en France.

En effet, même si c’était attendu depuis plusieurs mois par les professionnels, le gouvernement a décidé de mettre un terme à l’exception fiscale qui permettait au pick-up, à l’instar d’un véhicule utilitaire, d’être exonéré de TVS et de la mécanique du bonus-malus tout en bénéficiant de la récupération de la TVA. A noter que le pick-up à simple cabine, considéré comme un utilitaire, restera exonéré fiscalement.

Rappelons que le marché du pick-up représentait en France un peu plus de 20 000 unités en 2017, soit une part de marché de 0,8%. Un marché en pleine croissance qui risque de subir les contrecoups de la suppression de cette niche fiscale. Autrefois réservé aux constructeurs japonais, le pick-up s’était progressivement développé avec l’arrivée de Volkswagen (Amarok), Fiat (Fullback), Ford (Ranger) ou encore Mercedes (Classe X) et Renault (Alaskan). Un marché dominé en 2017 par le Ranger devant le Hilux de Toyota et le NP300 de Nissan.

Le PLF 2019, entrant en vigueur après le 31 décembre 2018, les commandes de pick-up devraient encore bénéficier de l’effet d’aubaine d’ici cette date. En 2019, les constructeurs devront trouver de nouvelles solutions pour préserver ce marché, l’aménagement avec une cabine amovible pourrait être une option chez certaines marques.

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