L’électrique et la dédiéselisation auront un impact sur l’après-vente en 2036 selon une étude TCG et FERIA menée par l’Anfa

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L’Observatoire des métiers des services de l’automobile publie son étude Autofocus sur les impacts des changements de motorisation au niveau de l’activité et de l’emploi dans les services de l’automobile à l’horizon 2036. Sur la base de trois scénarios, cette étude prospective montre de réelles évolutions pour les services automobiles.

© Anfa
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L’Observatoire des métiers des services de l’automobile (intégré à l’Anfa et OPMQ de branche) a collaboré avec les cabinets Feria et TCG Conseil pour développer trois scenarios. Une première étude très complète sur ce sujet essentiel à télécharger ici.

« Il ressort de notre étude que la distribution automobile va devoir faire évoluer son business model dans les cinq prochaines années, avance Jocelyn Gombault, responsable projets à l’Observatoire, auteur de l’étude. La dédiéselisation impacte nécessairement les entreprises de réparation automobile. Parallèlement, l’essor du véhicule électrique a une incidence : le moteur n’a pas besoin d’entretien et les batteries qui doivent être changées ont une durée de vie supérieure aux 7- 10 ans initialement prévus par les constructeurs ». Et d’ajouter : « Les dépenses en entretien d’une voiture électrique sont évaluées à la moitié de la valeur d’un véhicule essence, même si les réparations sont un peu plus chères, car électroniques. L’effet mécanique d’un changement de motorisation sur l’après-vente des réseaux de marque invite les distributeurs à réfléchir à de nouvelles sources de rentabilité ».

Electrification et dédiéselisation impactent le secteur

L’étude souligne le caractère multifactoriel des mutations à venir. Dans le cadre de la transition énergétique, la France et l’Union européenne mettent en place de nouvelles réglementations qui impactent l’automobile : l’électrification, la dédiéselisation et le vieillissement du parc automobile interagissent simultanément pour dessiner l’avenir du parc et des opérateurs qui l’entretiennent et le réparent.

Pour établir l’ensemble des impacts de ces évolutions structurelles, l’étude a établi trois scénarios : bas (la vente de VEB se développe lentement tandis que le diesel résiste), médian et haut.

Baisse de 2,8 à 4 % des opérations en 2036

En 2019, le nombre d’opérations après-vente est évalué à 64 millions : l’entretien représente 53 % des opérations, la réparation 29 % et le pneumatique 17 %. En 2036, la variation de ce nombre dépend des éléments d’évolution du parc, ainsi que des évolutions structurelles de l’après-vente (baisse du kilométrage moyen, fiabilisation des véhicules...). Le volume total d’opérations après-vente diminuerait sous l’effet du changement de motorisation entre - 2,8 et - 4 %.

Le nombre total d’opérations après-vente passerait de 64 à 62 millions dans un scénario de faible développement des véhicules électriques et à 61 millions d’opérations en cas de fort développement de ces véhicules.

Un réel impact sur la main-d’œuvre

L’évolution du nombre d’heures de main-d’œuvre serait en revanche beaucoup plus impacté que le nombre d’opérations (entre - 6 et - 13 %) à cause de la rapidité de l’entretien des véhicules électriques.

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