L’électrique ne décolle pas en Europe

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Une étude réalisée par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) confirme que les ventes de voitures électriques sont liées au PIB par habitant et aux incitations financières.

L’électrique ne décolle pas en Europe

D’après les données fournies par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), les ventes de voitures électriques ne décollent pas en Europe et encore moins dans les pays à faible revenu de l’Union européenne. La plus grande incertitude pour l’électrique n’est peut-être pas tant la technologie et l’autonomie mais bien son prix et la capacité d’achat.

Ces statistiques mettent en évidence la corrélation entre le caractère abordable des voitures électriques et leur adoption par le marché. Cette analyse de l’ACEA compare les données nationales sur les ventes de véhicules rechargeables à l’électricité avec le PIB par habitant dans les États membres de l’Union européenne pour l’ensemble de l’année 2018.
Les données de l’ACEA montrent que tous les pays dont la part de marché de ces véhicules électrifiés est inférieure à 1 % – soit la moitié de tous les États membres de l’Union européenne – ont un PIB par habitant inférieur à 29 000 euros. C’est le cas dans plusieurs pays du sud tels que l’Espagne, l’Italie et la Grèce ainsi que dans les pays d’Europe centrale et orientale tels que la Lituanie, la Bulgarie et la Slovaquie.

En Lettonie, par exemple, seulement 93 voitures électriques ont été vendues l’année dernière. La Pologne a le plus faible taux d’utilisation des voitures électriques dans l’Union européenne, avec une part de marché de seulement 0,2 %. En revanche, une part de marché supérieure à 3,5 % n’est présente que dans les pays dont le PIB est supérieur à 42 000 euros, comme la Finlande, les Pays-Bas et la Suède.

Or les ventes de voitures électriques et autres voitures à moteur alternatif devront fortement augmenter pour atteindre les objectifs en matière de CO2. En 2018, seulement 2 % de toutes les voitures particulières neuves immatriculées dans l’Union européenne étaient rechargeables électriquement.

« En plus d’investir dans l’infrastructure de charge, les gouvernements de l’Union européenne doivent mettre en place des incitations significatives et durables pour encourager davantage de consommateurs à passer à l’électricité », a déclaré Erik Jonnaert, secrétaire général de l’ACEA.

Bien que des mesures fiscales visant à stimuler les ventes de voitures électriques soient disponibles dans presque tous les États membres de l’Union européenne, la nature et la valeur monétaire de ces avantages varient considérablement. En effet, alors que la plupart des pays accordent de simples réductions ou exonérations fiscales aux voitures électriques, seuls 12 États membres offrent des bonus ou des primes aux acheteurs de ces véhicules.

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