L’essence majoritaire dans les ventes de VN en 2017

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Cela faisait 17 ans que ce n’était pas arrivé : les ventes de véhicules particuliers diesel ont été minoritaires en 2017 en France. Un effondrement profitable à l’essence qui a représenté plus de 52 % des véhicules particuliers neufs vendus dans l’Hexagone l’an passé.

L’essence majoritaire dans les ventes de VN en 2017

Mauvaise presse et perspective d’alignement de la taxation du litre de diesel sur celui de l’essence ont lentement mais sûrement eu raison du diesel dans le parc automobile français. Au fil des mois, la part du diesel dans les ventes de véhicules particuliers n’a cessé de régresser. Le mois de décembre est venu clôturer cette inexorable tendance baissière avec une pénétration de 45 % de ce carburant dans les ventes totales.

Au global, sur l’ensemble de l’année 2017, les ventes de véhicules particuliers diesel ont représenté 47 % des commercialisations totales, du jamais vu depuis 17 ans. Pour rappel, cette proportion était de 52 % en 2016 selon le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), 64 % en 2014 et 73 % en 2012.

L’essence reprend du poil de la bête

Ce recul des motorisations diesel s’est logiquement opéré au profit des véhicules particuliers neufs essence. Sur l’année 2017, leur volume d’immatriculations a dépassé le million d’unités (1 050 413) contre 998 124 en 2016, soit une part de marché de 52,13 % contre 47,29 % en 2016. Les motorisations électrifiées ont également vu leurs ventes croître, à commencer par les hybrides, dont les commercialisations sont passées de 58 358 à 81 547 unités dont 11 868 hybrides rechargeables, soit une pénétration atteignant 3,86 %. 24 910 modèles électriques ont trouvé preneur en France l’an passé contre 21 752, soit une part de marché de 0,05 %.

Une tendance européenne

Cette tendance à la baisse de la part du diesel a été observée sur l’ensemble de l’Europe comme en témoignent les chiffres de l’ACEA : ces véhicules, à fin novembre 2017, ont représenté 45,03 % des immatriculations totales contre 49,57 % en 2016 et 51,58 % en 2015. Rares sont désormais les pays du Vieux Continent où les véhicules particuliers diesel neufs sont restés majoritaires. Ils sont précisément quatre : l’Irlande qui compte la proportion la plus importante (65,25 %), le Portugal (61,87 %), mais aussi l’Italie et le Luxembourg avec respectivement 56,31 et 54,19 %. Les Pays–Bas s’imposent de loin le pays où la part de marché du diesel est la plus faible à 17,89 % à fin novembre 21017. Ont suivi en deuxième et troisième position, la Norvège (23,56 %) et le Danemark (33,83).

Les constructeurs français s’adaptent à ce revirement

Il s’agit d’un revirement assez brutal pour l’industrie automobile, contrainte d’adapter sa stratégie, à l’image des constructeurs français. PSA vient ainsi d’inaugurer à Tréméry, en Moselle, une ligne de fabrication pour son moteur essence trois cylindres 1.2 l bi-turbo puretech de 110 et 130 ch, pour une capacité de production annoncée de 320 000 unités par an. Ce moteur, lancé en 2014 était jusqu’ici produit dans la filiale à 100 % de PSA, la Française de Mécanique située à Douvrin dans le Pas-de-Calais à environ 370 000 unités par an. À l’international, l’usine chinoise Dongfeng Peugeot Citroën Automobiles de Xiangyang est chargée de la production de ce bloc. C’est justement de cette usine que seront importés 150 000 moteurs pour la période 2017/2018, afin de faire face à cette forte demande.

Le groupe Renault a quant à lui dévoilé une nouvelle motorisation 1.3 l essence turbo à injection directe sur une partie de sa gamme. Développé en collaboration avec Daimler, ce moteur peut être couplé à des boîtes de vitesses manuelles et à double embrayage EDC. Renault annonce des puissances de 115, 140 et 160 chevaux. Les Scénic et le Grand Scénic seront les premiers modèles à bénéficier de cette mécanique. Sans compter que l’usine de Cléon du groupe dans la Seine-Maritime a mis en place l’an dernier quatre nouvelles lignes dont trois destinées à l’usinage des moteurs, flexibles essence / diesel et aluminium / fonte, le tout, pour un investissement de 192 millions d’euros.

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