L’image de l’entreprise plus que jamais au centre de son attractivité

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L’image de l’entreprise plus que jamais au centre de son attractivité

La capacité d’une entreprise à capter ses futurs collaborateurs et sa performance commerciale seraient tout autant impactés par l’e-réputation. D’après de récentes études et à la lumière de l’analyse de nos constats sur les motivations exprimées par les candidats reçus en entretien, l’image de l’entreprise convoitée et celle de ses dirigeants prédominent chaque année un peu plus dans leur choix de mobilité aux dépens de la marque représentée et des avantages offerts lors l’intégration sur la base d’une enveloppe globale bien sûr comparable. L’e-réputation des entreprises est devenue un des principaux leviers stratégiques pour recruter de nouveaux collaborateurs. Les réseaux sociaux permettant à quiconque de s’exprimer, offrent des possibilités infinies de diffusion d’informations. L’importance des consultations des avis et commentaires disponibles le prouve. Le « e-bouche à oreille » plus ou moins contrôlé qui en résulte semble être devenu la principale matière avec laquelle un futur collaborateur se forgera son idée ou confirmera son choix.

Dans le cadre des récents recrutements menés, les postulants ont semblé encore plus attentifs à l’e-réputation des entreprises clientes. Il n’est plus rare que ceux-ci consultent, en passant, par exemple, par les profils LinkedIn, les collaborateurs et managers en poste pour se rapprocher des structures et récolter des informations complémentaires avant même parfois d’avoir rencontré un décideur. Au-delà des informations officiellement fournies, ils tentent généralement d’en savoir plus sur les salaires, le management, la culture, l’environnement de travail ou le développement professionnel. Tout y passe. Ces données sont d’autant plus faciles à obtenir qu’un peu plus de 15 % des salariés en poste avoueraient communiquer à propos de leur entreprise sur les réseaux sociaux et selon cette source, si 2/3 des internautes prendraient la parole positivement, 1 salarié sur 5 se montrerait critique envers son entreprise. Le risque que certains de ces collaborateurs utilisent ce biais comme alternative aux canaux de protestation traditionnels pour se faire plus entendre est bien réel. Si la plupart de ces échanges spontanés et non réfléchis n’ont pas pour objectif de porter volontairement préjudice aux structures, l’enjeu pour l’entreprise est tout de même de les maîtriser au mieux pour éviter les polémiques néfastes à la captation des talents.

Quand la communication des salariés fait le bonheur des candidats, les entreprises ont intérêt à réagir pour donner à leurs salariés connectés un vrai rôle d’ambassadeur et ainsi les mobiliser et les encourager dans leurs communications volontaires et positives. Comme dans la cooptation, les témoignages de collaborateurs sont une valeur sûre et crédible. Il permet de se démarquer sur le marché de l’emploi. La qualité d’une bonne réputation passant maintenant par ces nouveaux porte-paroles et leurs conversations sociales, il conviendrait sûrement par une forme de codification de mieux garantir un usage professionnel approprié de l’Internet communautaire pour s’assurer un discours respectueux et responsable. Mais attention à l’e-réputation qui repose aussi sur des techniques de marketing viral et de bouche à oreille prenant toute son ampleur dans les espaces dématérialisés des réseaux sociaux. Il existe encore des sites spécifiques permettant d’évaluer son employeur, ces plateformes recueillent les avis, évaluations et commentaires des salariés en poste sur leur entreprise et proposent ces informations aux candidats souhaitant les connaître avant de se lancer dans un processus de recrutement.

Les structures doivent ainsi intégrer la vie sociale virtuelle de leurs salariés afin de maîtriser au mieux leur réputation. Une mauvaise compréhension ou interprétation d’un post sur un manager trop envahissant, un collègue un peu lunatique, des missions jugées inappropriées ou une augmentation refusée, peut être néfaste pour l’image de marque de la société. Mais si l’e-réputation de l’entreprise est tributaire de la parole des internautes, elle implique tout autant ceux qui portent cette même parole : les profils, communications et activités des candidats sur la toile sont une manne d’informations pour l’employeur. Un discours trop agressif, irrespectueux ou irresponsable pourrait bien desservir le futur postulant.

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