L’offre électrique va soutenir la croissance de Mitsubishi.

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Alors que se prépare l’arrivée de l’Outlander electric+, la marque au diamant renforce sa présence dans l’Hexagone et ambitionne d’y passer le cap des 8000 ventes annuelles sur la base de choix technologiques avancés. Gros plan sur son activité tricolore et interview du président de Mitsubischi Motors France, Jean-Pierre Vaillant.

L'offre électrique va soutenir la croissance de Mitsubishi.

Quid de l’actualité de votre marque ?
JP. Vaillant : Le groupe Frey vient juste de reprendre l’importation de Mitsubischi en Allemagne. Ce qui lui permet d’assurer désormais près de 50% des ventes du constructeur en Europe occidentale, sur fond de confiance confirmée... Ceci inclut sa représentation en France !

Justement, vos ventes cumulées dans l’Hexagone et à fin novembre étaient en recul de -5,6% sur un marché global en baisse de -6,9%, quel regard portez-vous sur ce score ?
Vous évoquez des capacités d’immatriculation. Sans les déconsidérer, j’aimerais citer un autre indicateur : l’an passé, nous avons effectué 5250 facturations de véhicules à notre réseau. Et nous en enregistrerons 5400 en 2013. Tout comme nous finirons cet exercice en occupant 0,22% du marché Français probablement. Le plus important à mes yeux, est de réaliser avec nos distributeurs des volumes de vente rentables. Etant entendu que la globalité de notre commercialisation s’adresse à des particuliers.

Cela dit, votre objectif initial était de réaliser un portefeuille de 7000 immatriculations cette année sur notre territoire. Mais aujourd’hui ?
Cet objectif était établi en tenant compte du fait que nous commercialiserons l’Outlander electric+. Or sa sortie a été repoussée au début de 2014. En outre, notre prévision de départ était fixée en envisageant un marché stable alors qu’il va probablement reculer de 8%. De fait, la cible que vous envisagez n’est même pas celle que nous avons pour 2014...

On affirme aussi que Mitsubischi propose une offre de produit au mix élevé. Ce qui vous pose problème ?
La réponse est négative sachant que les segments de marché de nos modèles sont positionnés - à l’exemple des SUV- ne sont pas du tout en chute de huit points... Mais plutôt en bonne forme. C’est donc pour nous une bonne chose de vendre des ASX et des Outlander VP comme des L200 sur le front des utilitaires.

Les deux modèles phares que vous avez lancés récemment étaient la Space Star et l’Outlander. Avec quels résultats à la clé ?
Nous avons mis la Space Star sur le marché en mars. Il s’agit d’un modèle stratégique, puisqu’il se place sur le créneau du segment B où 38% des immatriculations de VN sont réalisés en France et où 25 compétiteurs sont actifs. Nous avions prévu d’en vendre 750 cette année et nous allons le faire. Au-delà, ce volume devrait être porté à mille unités en année pleine. Pour sa part l’Outlander a été jusqu’ici proposé en version thermique et il aura sans doute trouvé mille acquéreurs au pointage de décembre.

Comment envisagez-vous le marché automobile de 2014 ?
J’ai établi notre plan d’action en considérant qu’il serait étale.

Assistera-t-on l’an prochain à des fermetures de concessions ?
Si tous les constructeurs appliquent des plans d’accompagnement adaptés tel que le nôtre, la réponse est négative.

En clair ?
Nous mettons en oeuvre les moyens nécessaires pour que nos concessionnaires retrouvent l’an prochain le chemin de la rentabilité. Nous sommes dans une période difficile et nous travaillons avec des professionnels dont le savoir technologique comme la dimension économique ont vocation à s’avérer pérenne. Nous venons juste, de présenter aux concessionnaires notre plan de marketing, nos plans d’action 2014 comme les évolutions qui concernent leur rémunération. Leur réaction face à l’engagement considérable a été positive.

Qui de votre actualité produits pour 2014 ?
Elle va passer par un évènement révolutionnaire. Celui du lancement de l’Outlander electric+ programmé pour le 21 mars. Il a vocation à faire le lien entre la capacité de Mitsubischi à développer une technologie de pointe pour enrichir ses modèles, et sa faculté à déployer une offre environnementale. Ce véhicule atypique va disposer de deux moteurs électriques placés au niveau des roues avant et arrière, puis d’un moteur thermique de 200 ch qui aura pour vocation d’assurer un chargement continue des motorisations électriques de bord. Le tout autorisera une autonomie de 824 kms.... A ce SUV 4x4 de 160 ch émettant de 40 g de CO2 au km. En outre cette automobile sera accessible pour une valeur de moins de 50 000 euros. Last but not least son coût d’utilisation approchera les 40 euros par mois. De plus sa consommation moyenne en carburant s’affichera à 1,9 L/100 kms.

Quels sont les concurrents de ce modèle ?
Il n’y en a pas. Il s’agit en fait du premier 4x4 électrique du marché.

Combien comptez-vous en commercialiser ?
Environ 800 par an puis 1000 en année pleine ce qui constitue une estimation plancher.

Tous les concessionnaires la vendront ?
Effectivement et leurs équipes techniques sont en cours de formation. Ils étaient déjà agréés pour la I-Miev que nous avons sortie il y a deux ans.

Un point sur votre réseau ?
Je confirme qu’il rassemble 137 points de vente animés par 97 concessionnaires dont 5 exclusifs et ces entreprises ont affiché un taux de rentabilité moyen nul ou négatif en 2013.

En ce qui concerne l’an prochain ?
Cet indicateur de rentabilité passera dans le vert en 2014. Je me suis fixé pour objectif de permettre à nos distributeurs de trouver un niveau de profit de 1% sur le chiffre d’affaires hors taxes entre 2014 et 2016.

Envisagez-vous d’augmenter la capillarité de votre organisation ?
La réponse est négative. Nous couvrons 95% de notre territoire national avec nos implantations actuelles. Nous avons sans doute besoin de nous consolider dans les grandes villes à l’exemple de Paris.

Le fait que Chevrolet ait décidé de se retirer du marché à fin 2015 engendre des opportunités de recrutement d’opérateurs sous vos couleurs ?
Cela pourrait effectivement être le cas. Certaines de recouvrement méritent une analyse en ce qui concerne les open points que nous devons encore couvrir, à la marge.

Comment votre marque est-elle perçue en France ?
Elle a une bonne notoriété spontanée. Et l’on parle d’emblée du Pajero ou du Paris Dakar. Mais pour le reste, sa perception est plus compliquée... Je parie donc beaucoup sur la capacité de l’Outlander Electric+ à nous apporter une visibilité plus forte. Ce sera important car nous allons continuer de renouveler notre gamme avec le lancement du nouveau L200 en 2015, la remplaçant de l’ASX en 2016 qui sera aussi un modèle électrique, le tout avant que n’intervienne en 2017 l’arrivée du nouveau Pajero électrique. Pour l’avenir la stratégie de Mitsubischi vise à se concentrer sur la commercialisation de SUV électrique.

Que vaut Mitsubischi à terme sur le terrain des ventes ?

Nous voulons surtout réaliser des ventes profitables, une fois encore. Mais si nous passons la barre des 8000 à 8500 ventes annuelles à l’échéance de notre plan triennal de 2014 à 2016, ce sera excellent.

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