La PFA joue sur la corde - sensible - écologique du gouvernement

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À l’occasion du Comité stratégique de la filière automobile, la PFA, par la voix de son président Luc Chatel, a pointé le risque réel d’un effondrement du marché automobile et avancé qu’il fallait faire de la transition énergétique un véritable levier de relance.

© DR / BMW
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Le Comité stratégique de la filière automobile s’est réuni le vendredi 6 novembre 2020, sous la présidence de Luc Chatel et en présence de la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, et de la ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.
À cette occasion, Luc Chatel n’a pas caché son inquiétude : « Si on ne réouvre pas rapidement les concessions, nous devons nous préparer à faire face au risque d’une mise à l’arrêt de l’appareil industriel et d’un nouvel effondrement du marché. Après le choc du printemps et la prévision, avant même le re-confinement, d’un marché en chute de - 25 % sur l’ensemble de l’année 2020, les choix qui seront faits pèseront lourd sur le tissu industriel et l’emploi au cœur de nos territoires ».

Quand l’enjeu environnemental redessine l’échiquier des négociations

« Face au choc de la crise, nous avons choisi de faire de la transition écologique un véritable levier de relance pour le secteur automobile. La filière française est aujourd’hui au rendez-vous comme jamais avec, notamment, un bond sans précédent des ventes de véhicules électrifiés », rappelle Luc Chatel, en soulignant qu’à la fin du mois d’octobre, « la moyenne des émissions de CO2 des voitures neuves vendues en France avait atteint son plus bas historique, à 95,5 g/km contre 112,9 g à la fin de l’année dernière, soit une baisse de plus de 15 % depuis le début de l’année ». Et de poursuivre : « Un tel succès rend d’autant plus urgent le déploiement des infrastructures de recharge conformément aux engagements qui ont été pris : il est temps que le rythme de déploiement des bornes de recharge suive celui des ventes de véhicules électriques ».
Il a par ailleurs souligné que le secteur avait besoin de stabilité fiscale et que les grandes lignes réglementaires, ambitieuses soit dit en passant, étaient fixées par la Commission européenne.

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