La confiance n’évite pas le contrôle mais encourage la fidélité à l’entreprise

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© Gerd Altmann (Pixabay)
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La rentrée 2020 maintenant lancée, soulève cette année de nouvelles questions d’ordre immédiatement sanitaires bien sûr mais aussi à court terme structurelles sur le devenir des métiers face aux mutations inéluctables des compétences liées à la digitalisation du commerce. Nous entendons de plus en plus souvent ces questions anxiogènes mais celles-ci n’occultent pas celles plus traditionnelles que se posent les collaborateurs sur le devenir des entreprises. Quelles sont leurs perspectives d’avenir ? Quelles éventuelles nouvelles situations sont envisageables ? Dans un marché de l’emploi que tous ou presque prévoient extrêmement tendu, comment l’entreprise peut-elle préserver les bonnes compétences et les ressources utiles pour traverser une crise du mieux possible ? La rétention des talents deviendrait de fait l’un des enjeux majeurs aujourd’hui.

Des études ont montré que la stabilité des salariés est proportionnelle à leur possibilité de prise d’initiatives dans l’exercice de leur métier. Cette liberté dans l’action serait génératrice de plus de bien-être et d’épanouissement au travail mais aussi source de meilleures performances pour l’entreprise. À l’inverse, la lourdeur des processus, le manque de confiance, l’opacité et la rétention d’informations sont autant de freins à cette prise d’initiative salvatrice et empêcheraient d’une certaine manière l’accès des individus aux résultats. La question qui se pose est de savoir s’il est possible, en revisitant les modes de fonctionnement et les postures managériales, de créer par une approche nouvelle une entreprise plus performante avec des collaborateurs plus proactifs.

Dans le cadre de notre activité automobile les analyses des situations des entreprises clientes et des entretiens avec les candidats entrent en résonance avec ces derniers constats. Un management de proximité bienveillant sans baisse du niveau d’exigence mais favorisant la confiance et la prise d’initiatives permet de limiter le turn-over, crée du bien-être et améliore la performance. Les managers qui réussissent le mieux nous disent avoir pu mettre en place des actions issues d’une réflexion personnelle sur la pertinence de leur façon de travailler et la cohérence des modes de management appliqués face aux nouveaux enjeux. Dans les entreprises de ces cadres il apparaît que l’environnement de travail est notoirement considéré comme propice aux initiatives. Les clés qualifiées d’utiles pour libérer la prise d’initiatives et générer la performance sont citées dans cet ordre : la flexibilité et la qualité du management de proximité.

Il semble exister diverses sources de progrès dans les entreprises car beaucoup de cadres interrogés affirment avoir des idées pour faire progresser leur société, et se disent tout à fait motivés pour les mettre en œuvre.

Mais encore une fois la confiance n’évitant pas le contrôle, il appartient à la hiérarchie des managers et aux dirigeants eux-mêmes d’encadrer cette prise d’initiatives sans l’étouffer en définissant les limites des prérogatives de chacun et en formalisant le contrôle des points de passages vers l’atteinte des objectifs intermédiaires des plans d’actions retenus afin que l’autonomie ne se transforme pas en indépendance.

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