La filière automobile européenne appelle à un plan de relance coordonné et ambitieux

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Dans un communiqué commun du 26 mai 2020, les principales associations automobiles européennes ont renouvelé leur appel auprès de la Commission pour la mise en place d’un plan de relance ambitieux baptisé : "sauver des emplois tout en réduisant les émissions".

Alors que le Président de la République a présenté, le 26 mai 2020, le plan de relance automobile français d’un montant de 8 milliards d’euros, on peut d’ailleurs s’interroger sur l’absence de coordination au niveau européen et la précipitation de la France à vouloir proposer des mesures uniquement nationales.

Les associations industriAll Europe, Ceemet, ACEA, CLEPA, CECRA et ETRMA rappellent en effet, que le secteur fournit des emplois indirects à 13,8 millions de travailleurs et qu’une voiture sur quatre qui circule dans le monde sort encore des usines européennes.

Un tel plan doit reposer sur deux objectifs

D’après les associations, ce plan de relance européen doit reposer sur deux piliers : Tout d’abord, celui de remettre le secteur sur les rails en stimulant les ventes et en relançant la production, puis celui de soutenir l’industrie dans son avancée vers un avenir neutre en carbone, sur la base du Green Deal et des objectifs climatiques de l’Europe.

Une relance par une stimulation de la demande

La filière automobile européenne appelle ainsi :

  1. De mesures coordonnées pour soutenir la relance de l’industrie y compris le marché secondaire, avec des lignes directrices harmonisée sur les mesures préventives en matière de santé et sécurité sur le lieu de travail ; une coordination est également nécessaire pour éviter d’autres interruptions dans les chaînes d’approvisionnement perfectionnées de l’automobile
  2. D’un soutien aux entreprises viables pour maintenir leur résilience. Pour éviter que les actifs ne soient bloqués, des aides de trésorerie doivent être maintenues aussi longtemps que nécessaire : aides d’État, garanties d’investissement, allégements fiscaux, prêts bonifiés
  3. D’une aide aux entreprises à maintenir/développer leur capital humain tout en préservant les revenus et la sécurité de l’emploi des travailleurs, par exemple en poursuivant les régimes de chômage partiel liés au perfectionnement des compétences
  4. De l’introduction/du renforcement de mesures temporaires de stimulation de la demande par des programmes de renouvellement des véhicules, qui sont coordonnés au niveau européen et soutenus financièrement par la Commission européenne. Ces mesures devront être éligibles pour les dernières technologies mais aussi être différenciées selon leur performance en matière de sécurité et d’environnement sur la base des émissions de CO2 certifiées. La stimulation de la demande est nécessaire pour relancer les chaînes de montage et préserver les emplois. Elle devrait également rétablir la capacité des entreprises à générer les flux de trésorerie dont elles ont besoin pour investir dans un avenir durable.
  5. D’une prise en compte des circonstances extraordinaires lors de l’évaluation de l’impact des réformes réglementaires sur le secteur.

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