La nouvelle fiscalité automobile "en marche" se porte bien

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La nouvelle fiscalité automobile

Il y a plus de 60 ans, en 1956, en vertu d’un grand principe de solidarité nationale, le soutien aux personnes âgées de plus de 65 ans, naissait la fameuse « vignette auto » qui décora « en couleur » les pare-brises des automobiles françaises jusqu’en 2000.

Les grands principes d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes, ils sont devenus solidairement verts et sécuritaires.
Mais, leur usage n’a pas changé, ils servent toujours et encore à justifier toute une série de mesures fiscales directes et indirectes qui « assomment » les automobilistes.

La fiscalité des carburants est depuis toujours une manne qui fait partie de façon « durable » de notre modèle économique.
Pour exemple la TIPP sur le gazole qui a bondi brutalement, la nocivité de ce carburant oblige, alors qu’au kilomètre parcouru, elle est bien inférieure à celle de la classique « essence ».

Beaucoup plus subtiles sont les mesures récentes concernant le stationnement payant.
Madame Anne Hidalgo a innové en augmentant les zones et plages horaires payantes et supprimant la gratuité du mois d’août.
Parallèlement, l’utilisation d’applications du type « PayByPhone » simplifie la vie de l’automobiliste mais augmente astucieusement les recettes en permettant un stationnement plus long et plus pratique.
Il suffit via son mobile de renouveler jusqu’à plusieurs heures son temps au même endroit sans se déranger.

Monsieur Édouard Philippe emboite son pas en créant début 2018 le FPS, une nouvelle taxe déguisée, gérée avec efficacité et productivité dans toutes les villes de France.
Puis, c’est la mise en place de la limitation à 80 km/h sur tout le réseau secondaire à double sens sans séparateur central. N’est-elle pas une nouvelle taxe indirecte ?
Les radars de contrôle, embarqués ou non, se réjouissent déjà !

Enfin, pour le moment, voilà arriver l’augmentation des « malus » à l’achat des voitures les plus polluantes. Ce sont les segments supérieurs et premium qui sont visés.

Enfin une taxe directe, celle-ci, moins subtile que la généralisation du FPS qui me vaut le plaisir de terminer ces propos en vous parlant du RAPO, Recours Administratif Préalable Obligatoire.

J’ai découvert cette procédure après avoir « bénéficié » d’un FPS causé par un décalage de 10 minutes entre la fin et le début d’un stationnement renouvelé.
A Paris, aucun droit à l’erreur, l’heure c’est l’heure, la minute c’est la minute !
Votre seul recours en cas de contestation, c’est le RAPO.
Il a été tellement bien étudié que sa complexité de mise en œuvre ne peut que faire fuir, même quand votre bonne foi est là.
Depuis le 16 mai, j’ai un dossier parisien en cours qui n’est toujours pas « soldé » et qui a nécessité un envoi en recommandé avec AR au Centre de Limoges qui est censé les traiter.

A l’opposé, victime peu de temps après d’une erreur d’un agent chargé de dresser les FPS dans une ville de la petite couronne que je ne nommerai pas, je n’ai pas eu à suivre la procédure RAPO.
Un simple appel téléphonique bien placé à suffi.

Heureusement, nous sommes toujours en France …
Liberté, égalité, fraternité et … créativité !

Jean-Marie Julien.

Jean-Marie Julien est membre de T.E.A.M. Auto

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
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