La nouvelle homologation WLTP pourrait être encore repoussée en France

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Les modifications du système d’immatriculation des véhicules n’étant pas encore prêtes, il semblerait que le gouvernement envisage de repousser une nouvelle fois l’entrée en vigueur du protocole d’homologation WLTP.

La nouvelle homologation WLTP pourrait être encore repoussée en France

Info Auto Infos... Des indiscrétions nous rapportent que la nouvelle homologation WLTP, repoussée d’une année et prévue pour entrer en vigueur le 1er janvier 2020, pourrait encore être repoussée même si aucune décision officielle n’a été prise pour l’instant.

Rappellons que la norme WLTP des homologations en conditions réelles de conduite remplace l’ancienne norme en laboratoire NEDC dans l’ensemble de l’Europe. Si l’homologation WLTP est en vigueur dans l’ensemble des pays européens, son application en France a pris du retard en raison d’une spécificité : le lien fiscal à la quantité de CO2 rejeté par véhicule.

L’individualisation des rejets de CO2 par véhicule

La mise en œuvre du protocole d’homologation WLTP nécessite de pouvoir immatriculer les véhicules sur la base de leur certificat de conformité électronique (eCoC). Ce changement de pratique nécessite des modifications du système d’immatriculation des véhicules (SIV). La première année de décalage concernait la mise en place de ce nouveau logiciel, qui doit délivrer un taux de rejet de CO2 adapté à chaque véhicule en fonction des différentes options et finitions choisies par le client.

Le nouveau logiciel SIV ne fonctionne toujours pas

Or, il semblerait que ce nouveau logiciel ne soit pas encore prêt à un peu plus de trois mois de l’échéance. Pour éviter une pagaille dans le système des immatriculations, le gouvernement pourrait encore repousser cette échéance.

Pour les constructeurs automobiles, ce nouveau délai pourrait être une bonne nouvelle. Néanmoins, la mise en œuvre de la réglementation européenne CAFE de maîtrise des rejets de CO2 à hauteur de 95 g/km en moyenne, qui entrera bien en vigueur le 1er janvier 2020, ne changera en rien l’impossible équation : il faudra vendre de l’électrique et de l’hybride l’an prochain.

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