La prime à la conversion augmente et s’ouvre aux VO

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Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé les quatre premières mesures phares du plan climat. Ce dernier comprend notamment une série de mesures visant à accélérer le renouvellement du parc automobile français en faveur de véhicules plus propres, dont ceux à motorisations alternatives et ce, au détriment du diesel.

La prime à la conversion augmente et s’ouvre aux VO

Premières de ces mesures, l’augmentation de la prime de conversion et l’élargissement de ses conditions d’obtention. Nicolas Hulot a ainsi annoncé une augmentation de cette prime qui passera dès 2018 de 500 à 1 000 euros pour les tous les propriétaires qui mettront à la casse leur véhicule essence immatriculé avant 1997 et leur modèle diesel mis à la route avant 2001. Pour les ménages non imposables, cette prime atteint même 2 000 euros.

Grande nouveauté, cette aide sera octroyée pour ceux qui souhaitent acheter un véhicule neuf mais aussi pour ceux qui opteront pour un véhicule d’occasion dès lors que ce dernier est estampillé d’une vignette Crit’air 0, 1 ou 2. Sont ainsi concernés les véhicules zéro émission 100 % électrique ou hydrogène pour la vignette Crit’air 0, les véhicules essence ou hybride répondant aux normes Euro 5 et Euro 6 (à partir du 1er janvier 2011) pour ceux avec la vignette Crit’air 1 et enfin les modèles essence ou hybride répondant aux normes Euro 4 (du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2010) et les véhicules diesel répondant aux normes Euro 5 et Euro 6 (à partir du 1er janvier 2011) pour ceux bénéficiant de la pastille jaune, soit la vignette Crit’air 2. Enfin, pour l’achat d’un modèle électrique, la prime de conversion atteindra 2 500 euros et s’ajoute au bonus de 6 000 euros.

Le malus se durcit en contrepartie

Selon les estimations du gouvernement, trois millions de véhicules du parc français seraient éligibles à cette prime à la conversion. Dès 2018, ce sont près de 100 000 véhicules qui pourraient être concernés. En contrepartie de ces cadeaux, le gouvernement a annoncé parallèlement un durcissement du malus. Son seuil d’application devrait être abaissé à 120 g de CO2 contre 126 g aujourd’hui (barème actuel est à consulter ici). Le montant du malus démarre toujours à 50 euros, mais le montant maximal à en revanche été augmenté. Ainsi, un véhicule qui rejettera plus de 185 g de CO2 serait désormais frappé par un malus allant jusqu’à 10 500 euros contre 10 000 auparavant.

Si les modèles diesel ne semblent pas plus particulièrement pénalisés par ces nouvelles mesures Plan Climat, le gouvernement a toutefois confirmé le rééquilibrage de la taxation du diesel sur celle de l’essence prévu d’ici à 2022. Sans oublier la revalorisation en deux temps de la taxe carbone sur les modèles diesel, de 30,50 euros dans un premier temps puis de 86 euros en 2022.

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