La transformation des services automobiles inscrite dans le Contrat de la filière automobile

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A l’occasion de la réunion du Comité stratégique de la filière automobile (CSF) du 26 avril 2021, outre l’aide du gouvernement de 50 millions d’euros à destination des fonderies, un avenant
au contrat de filière a été signé avec la CNPA.

Ce texte rappelle la contribution majeure des services de l’automobile et de la mobilité à l’atteinte des objectifs fixés par le Contrat de filière et à la réussite des transitions économiques, sociales et écologiques à l’œuvre. Il établit pour la première fois des actions collectives, menées par l’Etat aux côtés des services de l’automobile, dans le cadre de France Relance, pour favoriser la transition écologique et digitale des TPE et PME du secteur.

Pour rappel, le Contrat stratégique de la filière automobile, signé en mai 2018, fixe la feuille de route de la filière à 5 ans, de 2018 à 2022. Les évènements nouveaux intervenus depuis son élaboration – notamment la crise sanitaire et le plan de soutien automobile – nécessitent aujourd’hui d’être pris en compte pour adapter les engagements de chacune des parties au contrat, État et représentants de la filière automobile. L’objectif de l’avenant tel que parachevé ce 26 avril à l’occasion du CSF vise à renforcer certaines mesures de la feuille de route pour atteindre les objectifs en matière de compétitivité, de transition écologique et digitale des acteurs de la filière.

Accélérer le déploiement des infrastructures de borne de recharge

Dans ce cadre, le CNPA a fait des propositions concrètes portant sur l’accélération du déploiement des infrastructures de borne de recharge, et la mobilisation des crédits de France Relance pour soutenir les entreprises de services de l’automobile – ces engagements ont été inscrits dans le cadre de l’avenant du Contrat stratégique de la filière automobile. Le syndicat de la filière aval constate également que les mutations à l’œuvre au sein de la filière sont de nature systémique. Elles impactent en ce sens toutes les chaînes de valeur, en emportant de larges conséquences, y compris au niveau des services de l’automobile dont il s’agit de préserver la valeur ajoutée mais aussi le volume considérable des emplois et l’évolution des compétences sur le sol national.

France Relance doit être davantage fléché vers les services de l’automobile et les TPE et PME du secteur

Jusqu’à présent, le Plan de relance restait essentiellement ciblé sur l’industrie automobile, à l’image du Fonds de modernisation automobile, mais n’était pas suffisamment adapté aux TPE et PME du secteur. Les récentes enquêtes menées par le CNPA auprès des professionnels ont démontré une inadéquation du Plan de relance avec les attentes des TPE-PME, un manque d’information et une communication inadaptée de la part du Gouvernement. En outre, ces entreprises n’ont pas la taille ni les ressources pour s’inscrire dans les dispositifs existants de France Relance. Ainsi, près de 80% des chefs d’entreprises ne connaissent pas les mesures du Plan de Relance ou ne les trouvent pas adaptées.

Le Plan de Relance doit pourtant être un levier puissant pour permettre d’accélérer les transformations des TPE-PME des services de l’automobile, dans une période où les entreprises doivent résolument s’engager dans un mouvement de digitalisation de leur activité et de transition écologique.

Mots clefs associés à cet article : CNPA, CO2

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