Le CNPA demande la prolongation du bonus pour les VP et les utilitaires

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À l’approche du prochain Comité stratégique de la filière automobile, qui aura lieu le 26 avril prochain, le CNPA monte au créneau et demande un véritable soutien à la filière aval tout en souhaitant encore renforcer l’écosystème avec l’amont.

© Auto Infos
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Dans la perspective des arbitrages ministériels en cours sur un nécessaire renforcement des bonus et des primes à la conversion, et de la réunion du Comité stratégique de la filière automobile (CSF) qui aura lieu le 26 avril prochain avec la PFA, le CNPA demande que les mesures de soutien à la filière aval soient renouvelées et accentuées afin de permettre aux professionnels de faire face à la crise sanitaire, d’une part, et aux mutations engagées vers l’électrique, d’autre part.

Former un écosystème entre l’amont et l’aval

« L’un des enjeux du contrat stratégique est d’entraîner une dynamique durable de filière au sein d’un écosystème fondamentalement interdépendant entre “l’amont” industriel et “l’aval” des services, explique Xavier Horent, délégué général du CNPA. L’aval est une composante d’autant plus essentielle dans l’atteinte de l’objectif d’une filière d’excellence solidement implantée dans les territoires qu’il s’agit également d’assurer la mutation d’un parc automobile de l’ordre de 40 millions d’unités et des usages avec tous les services associés en matière de distribution, de maintenance, de réparation, ou de recyclage ». Et d’ajouter : « La feuille de route doit en ce sens approfondir et renforcer une approche stratégique globale, en veillant à toutes les extensions possibles aux acteurs des services dont il est nécessaire de maintenir les capacités d’investissement, de création de nouveaux services, et de formation dans l’intérêt général de la filière ».

Les demandes du CNPA lors du CSF du 26 avril prochain

Prolongation du bonus pour les VP et les VUL jusqu’au 31 décembre 2021

Le CNPA souhaite un prolongement des montants du bonus actuel jusqu’au 31 décembre – soit 7 000 euros pour les particuliers et 5 000 euros pour les personnes morales. La crise des semi-conducteurs a en effet entraîné un retard important dans la production des véhicules, notamment électriques, avec des retards allant jusqu’à plus de six mois pour certaines gammes. Par conséquent, de nombreux véhicules vendus dans les réseaux aujourd’hui ne seront pas livrés avant la fin du mois de septembre. La date de livraison faisant foi pour obtenir les aides à l’achat, il serait donc judicieux de prolonger le bonus actuel jusqu’à la fin de l’année pour permettre aux véhicules commandés sur cette période de bénéficier des montants actuellement en vigueur.

Il en va de même pour les véhicules utilitaires légers, pour lesquels la prolongation du bonus nous semble indispensable, en particulier dans le contexte des ZFE. Les VUL diesel représentent actuellement la quasi-totalité du parc des entreprises et leur interdiction à brève échéance dans les grandes métropoles est techniquement et économiquement très difficilement soutenable. Le renouvellement du parc de VUL constitue aujourd’hui l’un des enjeux majeurs de la transition du parc automobile. Il est donc particulièrement nécessaire d’intensifier les efforts sur ce segment.

Élargir le périmètre des ménages éligibles à la prime à la conversion

S’agissant de la prime à la conversion : les remontées des réseaux de distribution font état d’un très net affaiblissement du dispositif, depuis la mise en place de nouveaux critères d’éligibilité depuis le 3 août dernier. L’aide avait en effet été recentrée sur les ménages les plus modestes, dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 13 489 euros (au lieu de 18 000 euros lors de la prime à la conversion exceptionnelle de l’été dernier). Pour permettre une réelle efficacité du dispositif et atteindre l’objectif du million de prime à la fin du quinquennat, il convient de conserver dans le champ des véhicules éligibles des véhicules moyenne gamme et les véhicules d’occasion d’une part, et d’élargir le périmètre des ménages éligibles d’autre part. Il s’agit d’une condition essentielle pour que la prime conserve son caractère social, et atteindre les objectifs fixés par le président de la République.

Aider la location courte durée sur l’électrique

Le CNPA estime indispensable de prévoir un dispositif spécifique pour encourager la demande de location de véhicules électriques, dans la mesure où les loueurs de véhicules sont des prescripteurs d’usage en matière de mobilité électrique auprès des consommateurs. À ce jour, la part de véhicules électriques représente seulement 4 à 6 % des véhicules pris en location. Le CNPA a travaillé sur un dispositif d’aide qui prendrait la forme d’un chèque ciblé sur les locations de véhicules électriques (réduction du coût de location sur une durée définie). Un guichet serait mis en place au niveau de l’ASP pour rembourser les loueurs sur présentation des justificatifs de location d’un véhicule électrique. Le CNPA travaille d’ores et déjà avec les services DGEC sur les modalités précises de cette aide.

Se pose enfin la question, et non des moindres, de la date d’ouverture pleine et entière des showrooms des distributeurs fortement impactés par l’ensemble de cette crise sanitaire.

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