Le CNPA et la PFA plaident la cause de l’automobile auprès du secrétaire d’Etat aux Transports

Publié le par

Le CNPA et la PFA plaident la cause de l'automobile auprès du secrétaire d'Etat aux Transports

L’automobile est malmenée depuis l’affaire du dieselgate et c’est l’ensemble de la filière qui se retrouve dans le viseur des pouvoirs publics. Le 10 octobre 2019 avait lieu une réunion sur les enjeux de la filière automobile qui réunissait le CNPA et la PFA, soit l’ensemble de filière amont et aval.

Double grille de malus, WLTP et malus au poids : la coupe est pleine

Pointée du doigt comme première responsable du désordre climatique, l’automobile va devoir faire face dès le 1er janvier 2020 à une accélération de la baisse des rejets de CO2, notamment par la réglementation européenne CAFE. Dans le même temps, les premières discussions autour du Projet de loi de finances 2020 laisse présager un alourdissement des taxes fiscales sur les véhicules qui seront commercialisés l’an prochain. D’ores et déjà, la filière peut s’attendre à un alourdissement du malus mais aussi à une double grille de ce malus dans l’attente d’une hypothétique entrée en vigueur de l’homologation WLTP et enfin une possible taxation au poids du véhicule à travers un amendement ayant reçu un avis favorable en commission.

"L’échelle de temps, commandée par l’urgence climatique et sanitaire, mais aussi par la vitesse des technologies et la compétition mondiale, est aussi resserrée qu’inhabituelle", a déclaré Xavier Horent délégué général du CNPA. "La priorité se porte sur l’acceptation d’une politique mobilisatrice, cohérente et soutenable pour les acteurs économiques et les automobilistes".

Demande de report du WLTP à 2021

Plaidant pour un report l’entrée en vigueur de la norme WLTP en 2021, ce qui permettrait d’éviter la coexistence de deux grilles de malus différente, le CNPA souhaite que "la réglementation, déjà trop complexe, ne soit pas encore alourdie. Ce qui risquerait de déstabiliser encore un peu plus les marchés". Et d’ajouter qu’il serait préférable de "soutenir une une filière dont il s’agit de renforcer le poids dans le PIB tout en accompagnant sa transformation".

Le secrétaire d’État chargé des Transports, Jean-Baptiste DJEBBARI, a écouté attentivement les arguments des deux syndicats patronaux. Reste à savoir si cette écoute attentive se traduira effectivement dans les faits.

Mots clefs associés à cet article : CNPA, PFA

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos