Visite du Mondial de l’automobile à travers les yeux d’un étudiant du Garac

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Auto Infos a sillonné les allées du Mondial de Paris avec Nicolas Gogaul-Sing, étudiant en BTS après-vente automobile. Ce passionné de voitures nous propose de (re)découvrir cet évènement sous un angle différent.

Visite du Mondial de l'automobile à travers les yeux d'un étudiant du Garac

Nicolas Gogaul-Sing est en deuxième année de BTS après-vente automobile, en alternance dans un garage francilien Aston Martin. Un cursus qu’il a rejoint après avoir préparé un Bac pro véhicule particulier en alternance réalisé dans un garage Peugeot/ Bosch Car Service.« L’automobile a toujours été une passion, explique-t-il. Après de nombreuses recherches personnelles, j’ai trouvé au Garac une formation qui correspondait à mes aspirations. Je viens de La Réunion où les possibilités de formation dans ce domaine sont limitées et l’apprentissage saturé. » En tant que passionné d’automobiles, pas question de louper le Mondial de Paris. « Ce Mondial est synonyme pour moi d’effervescence, de nouveautés. On a envie d’y découvrir ce qu’on nous a concocté de bon… ou de moins bon !  »

Les constructeurs français à l’honneur

Et c’est en priorité vers le pavillon où se trouvent les constructeurs français que Nicolas a souhaité se diriger en premier. « Je travaille peut-être pour une marque haut de gamme, mais cela ne m’empêche pas d’avoir une sensibilité pour nos constructeurs nationaux et d’avoir envie de voir ce que nous ont réservé nos Frenchy ! Les deux groupes ont beaucoup travaillé sur le renouvellement de leur gamme, avec un coup de cœur particulier pour Renault qui est parvenu à donner un coup de jeune formidable à l’ensemble de sa gamme, de la petite Clio à son monospace Scénic en passant par sa superbe Mégane. La force de cette marque : avoir su répondre aux attentes avec chaque modèle.  » Mais l’attirance pour les véhicules sportifs n’est jamais bien loin. « Chez les Français, il suffit de regarder ce qu’on fait en WRC, en F1 et dans les championnats en général en sport automobile… Il y a de la matière. »

L’après-vente façon haut de gamme

D’ailleurs aux côtés des constructeurs français, les stands Ferrari et Maserati attirent le regard de Nicolas. Il n’y a pas que les véhicules chez les marques haut de gamme qui lui plaisent. Pour lui, ces dernières sont aussi synonymes de valeur auxquelles il attache une importance toute particulière. Dans l’atelier également, le haut de gamme modifie les process, empreints de qualité. « C’est un univers extrêmement différent de ce que l’on peut retrouver chez les généralistes. Nous fournissons un service de prestige : quand nous recevons un véhicule, nous l’examinons de A à Z, réalisons un devis et le client décide ensuite des réparations à effectuer. L’action de maintenance ou de réparation est accompagnée par un panel de services haut de gamme. »

Des technologies, des challenges

Visiter le pavillon 1 est aussi l’occasion pour Nicolas de se pencher sur les nouvelles technologies en termes de motorisations avec un des modèles exposés par Nissan, la Leaf. Et l’étudiant accueille avec enthousiasme ces nouveautés « J’aurai certainement ce type de véhicule dans mon futur garage même si, pour le moment, je ne me suis pas beaucoup attardé sur les modèles électrifiés. L’électrification des véhicules est un mouvement en marche et on ne peut pas aller contre. C’est de toute façon stimulant pour nous en après-vente : la mécanique est une activité vivante qui ne s’arrête jamais. Et l’être humain est de toute façon fait pour être stimulé sinon il stagne et ne sait plus réfléchir. C’est aussi pour cela que l’émergence des véhicules connectés et autonomes est une aubaine pour nous, pour notre métier et son évolution. »
Pavillons ensuite privilégiés par Nicolas, ceux réunissant les constructeurs allemands. Direction donc les pavillons 3 et 4 avec Nicolas. « Il faut reconnaître aux Allemands une formidable capacité à innover. Il n’y a jamais de grande révolution mais bien souvent de petits bouleversements qui font que ces marques ont toujours une avance sur le plan technologique et mécanique. À titre d’exemple, les nouvelles technologies de moteur développées par les Allemands sont incroyables. Avec, par exemple, les quatre turbo étagés ou encore les turbos électriques en développement. Si on aime être curieux et si on aime les belles choses, on ne peut qu’être emballé  », argumente Nicolas.

Des opportunités avec le « Do it Yourself »

Pour terminer la visite, direction le pavillon 2.2 dans lequel sont regroupés quelques acteurs de l’après-vente, dont les pure-players. À la question de savoir si ces derniers représentent une menace pour son métier, la réponse est claire : pour Nicolas, il s’agit plutôt d’une opportunité. « On pourrait, par exemple, très bien imaginer un modèle de garage indépendant qui proposerait un espace pour les automobilistes qui auraient acheté leurs pièces sur Internet et voudrait les monter eux-mêmes, dotés du bon outillage et avec un mécanicien disponible pour les aider en cas de besoin. Les acteurs pure-players et le phénomène de Do it Yourself qui les accompagnent créent un marché qu’il serait dommage d’ignorer  », conclut Nicolas. Si l’étudiant à des idées, il lui reste à acquérir les armes : ce dernier hésite ainsi à poursuivre ses études avec une licence organisation et management des services de l’automobile ou une formation ingénierie mécatronique assistance de véhicules.

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