Le PDG de Mitsubishi Motors démissionne

Publié le par

L’homme de 71 ans présenterait des problèmes de santé selon les informations fournies par la firme japonaise. En attendant l’arrivée d’un successeur, la direction sera assurée par Takao Kato, directeur général de Mitsubishi Motors.

© Mitsubishi Motors
© Mitsubishi Motors

Les mauvaises nouvelles se succèdent. Alors que le constructeur automobile japonais, Mitsubishi Motors, a présenté le mois dernier un plan de restructuration visant à réduire d’au moins 20 % ses coûts fixes d’ici la fin de son exercice 2021/2022, il annonce ce jour la démission d’Osamu Masuko, président du conseil d’administration. Pour justifier ce départ, la marque évoque des « raisons de santé ».

Âgé de 71 ans, Osamu Masuko était à la tête de l’entreprise japonaise entre 2014 et 2016, puis à nouveau entre 2018 et 2019. Ses fonctions et responsabilités seront assurées par intérim par Takao Kato, directeur général de Mitsubishi Motors, en place depuis juin 2019. Dans son communiqué, la firme précise que l’ancien président continuera de « soutenir » Mitsubishi Motors en tant que « conseiller spécial ».

Le départ de son président sonne comme une nouvelle épreuve pour la marque japonaise qui traverse une situation difficile depuis l’émergence de la crise sanitaire et l’annonce de son plan de restructuration autour de l’Asie du Sud-Est. De fait, le 27 juillet dernier, Mitsubishi a scellé son avenir sur le marché européen en dévoilant un business plan qui ambitionne de réduire les coûts l’entreprise de 20 %. « Nous allons déplacer notre stratégie de l’expansion globale vers la sélection et la concentration, a expliqué Takao Kato, dans un communiqué. Tout d’abord, nous achèverons nos réformes structurelles et renforcerons davantage nos zones concurrentielles - en fin de compte pour construire une structure d’entreprise qui peut sûrement générer des bénéfices au cours de cette période à moyen terme ». Sur son exercice fiscal d’avril à juin 2020, la marque japonaise accuse une perte de 1,4 milliard d’euros et anticipe une perte de 2,9 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année. Seuls deux modèles continueront d’être vendus par le réseau européen : les Space Star et Pick-up L200.

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos