Le Salon de Francfort en passe de devenir régional

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Le Salon de Francfort en passe de devenir régional

Lors de sa dernière édition en 2018, le Salon de Paris avait déjà subi la désaffection de nombreux constructeurs, la prochaine édition du Salon de Francfort, qui aura lieu du 12 au 22 septembre, s’annonce très compliquée pour l’énorme show-room allemand.

En effet, au rang des absents, c’est assez simple : la plupart des grands groupes mondiaux ont d’ores et déjà annoncé leur retrait : l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, Toyota, General Motors mais aussi FCA ou encore le groupe PSA qui n’enverra que la marque Opel dans les travées de Messe Frankfurt. La liste s’allonge encore avec les marques de luxe : Aston Martin, Ferrari, Maserati, Bentley, et Rolls-Royce. Les marques Tesla, mais aussi Volvo, Suzuki et Mazda ont également annoncé leur absence. Kia hésite encore mais pourrait renoncer aussi.

Un salon qui perd son statut de salon international

En raison de cette longue liste des absents, le Salon de Francfort se régionalise ainsi autour des seules marques domestiques : Volkswagen Group, BMW, Daimler et Opel.
« Ce n’est plus une exposition internationale, mais un salon national », a déclaré Ferdinand Dudenhöffer, directeur du Center automotive research (CAR).

Un mouvement de grande ampleur qui touche tous les salons grand public

Les évolutions de la consommation automobile et l’accès au produit automobile à travers le digital sont les principales raisons d’un mouvement qui touche l’ensemble des grands salons mondiaux : Paris, Détroit et même Genève en fort retrait cette année. Rappelons que les salons chinois, Shanghai et Pékin, font encore exception à la règle.

Pour survivre, ces salons automobiles grand public vont devoir complètement se réinventer. Ils pourraient soit basculer sur le Web ou se raccrocher à des évènements à fort potentiel technologique comme le CES de Las Vegas par exemple.

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