Le contrôle technique se durcit en 2018

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Le contrôle technique se durcit en 2018

Le contrôle technique est obligatoire depuis 1992 pour l’ensemble des véhicules automobiles de moins de 3,5 tonnes. Il doit être effectué dans un centre de contrôle technique avant la quatrième année du véhicule, puis tous les deux ans.

Le contrôle technique actuel concerne depuis 2016, 124 points de contrôle qui couvrent 10 catégories (identification, freinage, direction, équipement, etc.), et 72 de ces points peuvent entraîner une contre-visite en cas d’anomalie. Il est alors nécessaire de réparer le véhicule puis de le présenter à nouveau dans un centre de contrôle dans un délai maximum de 2 mois.

En cas de défaut de contrôle technique, l’automobiliste s’expose à une amende, la confiscation de sa carte-grise ainsi que l’immobilisation du véhicule. Cela ne semble pas dissuasif puisque, même si aucun chiffre officiel n’a été publié, on estime qu’un véhicule sur 5 est en défaut de contrôle technique,

Chaque année, 18 millions de véhicules particuliers passent leur contrôle technique en France. A l’issue de ce contrôle un tiers des véhicules sont en contre-visite.

Les véhicules, dont le poids total en charge est supérieur à 3,5 tonnes sont également soumis au contrôle technique, le premier intervenant un an après la date de la première immatriculation sauf pour les véhicules de transport en commun dont le premier contrôle intervient 6 mois après la date de mise en circulation.

A compter de mai 2018, le contrôle technique se durcit. De 124 points de contrôle aujourd’hui, cet examen passe à 400 points. En cas de défaut grave c’est-à-dire constituant un danger immédiat pour la sécurité routière, vous n’aurez plus que 24 heures pour faire réparer, sous peine d’interdiction de circuler.

Vous avez bien lu : le délai de 2 mois accordé aujourd’hui à l’issue d’une contre-visite va passer au mois de mai 2018 à 24 heures.

Pas évident de trouver en deux tours d’horloge, le garagiste capable d’approvisionner les pièces détachées mises en cause et d’intervenir sur le véhicule. Au-delà, c’est une interdiction totale de circuler. D’un autre côté, en principe, le propriétaire d’un véhicule ne découvre pas son état lorsqu’il est sur la fosse ou sur le banc de freinage du centre agréé. Il sait, avant le diagnostic, que son véhicule n’est pas en conditions. S’il le présente cependant au contrôle technique, il ne doit donc pas être étonné s’il est recalé lorsque de l’examen. On estime que deux tiers des examens conduiront à une contre-visite.

Ce contrôle technique renforcé va, comme on l’imagine, demander un travail supplémentaire de la part des contrôleurs qui va se répercuter sur le temps du contrôle qui est actuellement de 40 minutes en moyenne. Apprêtons-nous donc à un surcoût d’environ 20 - 25 % par rapport au prix actuel.

Le site "www.lecomparateurassurance.com" reprenant une étude de la "Sécurité routière" indique, dans son article du 14 novembre 2017, que près de 600 000 automobilistes conduisent sans permis et 700 000 sans assurance. En progression de 30 % sur 5 ans. La vignette collée sur le pare-brise indiquant la date du prochain contrôle n’est déjà pas suffisante pour réduire les défauts de contrôle technique et il y a de fortes probabilités qu’avec le durcissement des mesures en mai prochain cette population de véhicule en défaut n’augmente de manière significative.

Bernard Coste (bc@bernard-coste.com) est membre de Team Auto

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