Le coût moyen de réparation sinistre en hausse de +2,39% en 2017

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L’étude annuelle des contrats de garantie de CarGarantie indique que les coûts moyens de réparation en cas de sinistre connaissent une nouvelle augmentation en 2017 après être restés stables l’année précédente.

Pour les besoins de l’enquête, le spécialiste de garantie CarGarantie a analysé 750 349 garanties pour voitures d’occasion et 229 898 garanties pour voitures neuves. Ces garanties d’une durée de 12, 24 ou 36 mois arrivées à échéance en 2017 couvrent l’ensemble des marques et des modèles.

Des réparations plus coûteuses

En 2017, la moyenne des frais de réparation est en forte augmentation : elle est passée de 502 € à 514 € par sinistre, soit une hausse de +2,39%, la plus forte progression de ces dernières années.

« La forte augmentation des coûts moyens de réparation montre clairement que la technologie actuelle des véhicules est de plus en plus complexe et nécessite de plus en plus d’entretien", explique Axel Berger, président-directeur général de CarGarantie. "À cet égard, le peloton de tête pour les voitures d’occasion se compose toujours du système d’alimentation, de la boîte de vitesses et du moteur. Ce dernier représente pratiquement un quart de tous les frais de réparation » ;

Une complexité technique croissante

Cette augmentation est due à la complexité technique sans cesse croissante des véhicules actuels. Les voitures neuves disposent de systèmes d’assistance de plus en plus sophistiqués qui facilitent nettement la conduite quotidienne. Toutefois, en cas de panne, la réparation d’un groupe de pièces complexes requiert également une plus grande charge de travail. Au fil du temps, des composants de plus en plus modernes sont également présents sur les véhicules d’occasion. Ceux-ci sont plus souvent sujets à des pannes de pièces coûteuses, ce qui entraîne une augmentation considérable des coûts dans les deux domaines.

Le moteur comme premier poste de coût

À l’origine de la majorité des coûts dans le secteur des véhicules d’occasion : le moteur. Avec 24,2 %, il affiche à nouveau des valeurs particulièrement élevées (année précédente : 22,9 %). Il est suivi à la 2ème et à la 3ème place par le circuit d’alimentation (turbocompresseur inclus) ainsi que par la boîte de vitesses, comme l’année précédente. Tous deux affichent des reculs très faibles dans leur contribution au montant du sinistre (système d’alimentation : -0,4 % passant ainsi à 17,7 % ; boîte de vitesses : -0,2 % passant ainsi à 11,7 %). L’installation électrique et la climatisation occupent toujours la 4ème et la 5ème place.

En ce qui concerne les voitures neuves, la part des pannes de moteur est nettement plus élevée que l’année dernière. Le système d’alimentation, en tête de liste, n’a presque pas évolué avec 20,3 % (2016 : 20,2 %). Le moteur se hisse à la 2ème place avec 18,9 % des coûts – soit une augmentation de 3,1 %. La boîte de vitesses en troisième place enregistre un recul modéré de 1,4 % pour passer à 12,3 %.

Véhicules d’occasion : les sinistres surviennent plus tôt

Autre donnée intéressante issue de cette étude CarGarantie, le sinistre est proportionnel à l’âge du véhicule. Sur la base du kilométrage, les sinistres touchant des véhicules d’occasion surviennent plus vite que l’année dernière : la part des sinistres survenant avant 15 000 kilomètres augmente dans chaque catégorie. Avec un taux de 33,2 % (2016 : 31,7 %), un tiers des sinistres survient pendant les 5 000 premiers kilomètres. Dans l’ensemble, les statistiques des sinistres des 25 000 premiers kilomètres ne changent pas puisque les catégories enregistrent un recul après 15 000 km.
Pour les voitures neuves, la tendance reste sensiblement identique. Dans 30,3 % des cas, le sinistre intervient au cours des 25 000 premiers kilomètres (2016 : 31,7 %).

Les sinistres surviennent plus vite tant pour les voitures d’occasion que les voitures neuves : 83,3 % des voitures d’occasion (2016 : 81,7 %) et 54,9 % des voitures neuves (2016 : 48,9 %) ont dû bénéficier de prestations de garantie durant la première année suivant le début de la garantie. Globalement, les sinistres surviennent plus vite, que ce soit sur base du kilométrage ou sur base de l’âge du véhicule.

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