Le débat s’emballe autour du projet diesel Crit’Air 1

Publié le par

L’idée d’accorder la vignette Crit’Air 1 aux véhicules diesel les plus récents provoque un affrontement au sein du gouvernement. L’enjeu est important pour la filière automobile. Sa validation pourrait ralentir un peu la transition énergétique, sauvegarder un grand nombre d’emplois liés au diesel en Europe et permettre de franchir plus facilement la barrière de réduction de CO2 en 2020-2021.

Le débat s'emballe autour du projet diesel Crit'Air 1

Le projet soutenu par Bercy, à partir d’une mesure portée par la PFA et le CNPA lors du dernier comité stratégique de filière en décembre dernier, provoque un vif débat au sein du gouvernement. Les déclarations définitives des uns et des autres pourraient rapidement faire de nouveaux dégâts.

Sortir des polémiques immédiates

Ce qui fait dire à Xavier Horent, directeur général du CNPA, que cette « mesure est encore à l’état d’être expertisée par les ministères concernés... Prenons le temps d’une mesure qui doit être incontestable plutôt que de partir sur des polémiques immédiates. Le débat est évidemment extrêmement complexe, avec de multiples entrées et enjeux ».

« Un continent entre les vieux diesel et les nouveaux »

Rappelons qu’Emmanuel Macron avait lui-même souligné, il y a deux semaines dans le cadre de son premier déplacement pour le Grand débat national en Normandie qu’il y avait un « continent » entre les anciens diesel et ceux de dernière génération. Le CNPA, qui soutient cette mesure, pense qu’il est temps d’avoir une communication claire, simple, prévisible et stable pour l’automobiliste, comme pour les acteurs économiques.

« La transition écologique doit s’appuyer sur des mesures irréversibles, mais avec un calendrier progressif et réaliste par rapport aux enjeux industriels, économiques et sociaux, ajoute Xavier Horent. Le procès du diesel a été et reste encore excessif et à sens unique alors qu’il a sa place parmi toutes les technologies existantes pour améliorer la qualité de l’air et répondre aux impératifs sanitaires qui sont également fondamentaux ». Et d’ajouter : « Continuons à accélérer le renouvellement du parc pour rechercher un effet massif, travaillons sur un entretien qualitatif pour un réglage optimal des véhicules en l’associant à un contrôle technique plus incitatif à ce niveau. Il faut un débat serein, objectif, apaisé sans s’enfermer dans des dogmes - et cela vaut pour toutes les parties prenantes... Les enjeux posés dépassent la filière elle-même ».

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos