Le déplafonnement du malus pourrait impacter la rentabilité des groupes de distribution

Publié le par

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, multiplie les mauvaises nouvelles depuis plusieurs mois. L’annonce du déplafonnement du malus automobile jusqu’à 20 000 euros pourrait perturber la distribution automobile française.

Le déplafonnement du malus pourrait impacter la rentabilité des groupes de distribution

Le 2 décembre, à l’occasion de la journée de la filière automobile, organisée avec la PFA, le ministre de l’Économie et des Finances a annoncé plusieurs mesures en faveur de l’industrie automobile.

Pour financer la transition à marche forcée vers l’électrique, le ministre a eu l’idée de taxer les véhicules émettant plus de 172 grammes de CO2 ce qui devrait rapporter 50 millions d’euros selon le ministère. Cette somme sera consacrée au soutien des sous-traitants et équipementiers en difficulté. Ces aides prendront la forme d’un fonds de 25 millions d’euros qui leur sera dédié. Un deuxième fonds de garantie des prêts, doté lui-aussi de 25 millions d’euros, devrait permettre de générer jusqu’à 200 millions d’euros de prêts garantis.

Une mesure qui impacte la distribution automobile

En défendant la filière amont, le gouvernement s’en prend tout simplement à la filière aval. En effet, les groupes de distribution étant désormais multimarques, la rentabilité est souvent assurée par la commercialisation de ces véhicules haut de gamme et puissants. C’est une perte pour plusieurs groupes alors que les véhicules en question continueront à rouler en France puisqu’ils seront tout simplement désormais achetés et immatriculés aux frontières de l’Hexagone ! Un mouvement qui devrait d’ailleurs engendrer au passage une perte de rentrée de TVA sur ces véhicules.

Voir aussi :

En partenariat avec le En partenariat avec CNPA
A la une
La quotidienne Auto-infos