Le difficile marché VO des véhicules électriques

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Plus encore que sur le marché VN, les électriques ne constituent qu’un
épiphénomène sur le marché VO. Un constat intéressant réalisé par Autovista.

Le difficile marché VO des véhicules électriques

Les réticences liées au prix et à l’autonomie demeurent fortes et une étude des chiffres montre qu’au-delà des effets de communication, les véhicules
électriques peinent à trouver leur clientèle, surtout auprès des particuliers. Bien qu’ils soient rares sur le marché VO, celui-ci ne leur offre pas de véritable second souffle.

Quel marché VO pour les véhicules électriques

Avec 10 560 unités en 2014, on ne peut pas dire que le véhicule électrique ait pesé lourd dans les immatriculations françaises (1 795 913 unités pour le seul marché VP). Pourtant, la communication autour de cette nouvelle énergie ne faiblit guère. Le spécialiste des données VO Autovista pose une question intéressante : que deviennent les véhicules d’occasion sur le marché VO ? On apprend notamment que « la Leaf de Nissan y est pratiquement introuvable car elle s’exporte très bien vers les pays scandinaves, notamment la Norvège. Les incitations gouvernementales à l’achat de voitures électriques y sont encore plus élevées qu’en France et les différents avantages dont elles bénéficient (exemption totale de péages, stationnement et recharges publiques gratuits, autorisation d’emprunter les couloirs de bus…) assurent leur succès. Et, surtout, ces incitations sont également valables pour les VO ».

Un problème de propriété des batteries à l’export

Autovista relève tout de même le souci de la propriété des batteries. En effet, dans le cas de la Zoe ou la Leaf Flex, celles-ci restent la propriété du bailleur. L’acheteur du VO doit donc reprendre le contrat du précédent propriétaire ou en souscrire un nouveau : un réel obstacle au départ hors de l’Hexagone. Une simple consultation des annonces publiées sur Internet permet d’ailleurs de constater qu’on trouve en France beaucoup plus de Zoe d’occasion que de Leaf.

Impact sur les valeurs résiduelles

Les valeurs résiduelles (B to B) s’en ressentent. Ainsi, à 36 mois/30 000 km, une Leaf se reprend à 39 % du prix neuf, soit 14 000 €, tandis qu’une Leaf Flex se reprend à 43 %, soit 12 800 €. Même écart à 36 mois/15 000 km : 44,9 %, soit 16 038 € pour une Leaf contre 49,1 %, soit 14 600 € pour une Leaf Flex. Même en France, la propriété des batteries ne suffit pas forcément à déclencher l’achat. Ainsi, les Citroën C-Zero et les Peugeot iOn sont littéralement bradées par les vendeurs professionnels. Dans leur cas, il faut certes y voir une faible attractivité des produits mais aussi le fruit d’une politique commerciale qui a déjà considérablement entamé leur image sur le marché VN où ils ne sont, de toute façon, guère visibles (154 et 163 immatriculations, respectivement, en 2014).

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