Le groupe Bellamy, un acteur de taille dans le réseau Suzuki

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À l’heure de la digitalisation, les performances du groupe Bellamy repose sur trois piliers majeurs : la rentabilité des marques qu’elle représente, un excellent taux de fidélisation de la part de sa clientèle et une relation de proximité sans cesse entretenue avec cette dernière.

Le groupe Bellamy, un acteur de taille dans le réseau Suzuki

C’est en 1986 que le groupe Bellamy a vu le jour, lorsque Pierre Bellamy, chef des ventes au sein d’une concession, fait l’acquisition d’un site Ford à Lons-le-Saunier (39). Son fils, François-Xavier, le rejoint en juin 1994. Ce dernier se met alors à son compte en juin 2000 tout en restant vendeur pour son père. Il ouvre alors successivement quatre agences exclusivement dédiées à la vente de véhicules d’occasion dans le Jura (39) et le Doubs (25) (Saint-Claude, Montmorot, Lons-le-Saunier et Pontarlier) sous le label «  L’expo Bellamy  ». 2001 marque alors un virage pour l’entreprise familiale. «  Après 15 ans de distribution, mon père a été résilié par Ford et a été contraint de rendre son panneau. Suite à cet épisode, j’avais toujours dit : jamais je ne serai concessionnaire ! Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis  », sourit le dirigeant âgé de 44 ans.

Huit sites

Marqué, François-Xavier Bellamy cherche alors une marque «  facile à travailler  » pour lancer son affaire. Le hasard le conduit vers Suzuki à Bourg-en-Bresse (01), où il achète le garage Meunier en janvier 2004. Depuis, le Jurassien éprouve un profond attachement pour la firme japonaise. «  C’est une marque rentable et facile à travailler. Les clients lui sont fidèles. En 15 ans, je n’ai connu aucune gestion de crise, il faudrait presque faire des campagnes de rappel pour remplir les ateliers de temps en temps  », plaisante-t-il. En juin 2010, François-Xavier Bellamy rachète la totalité des parts du groupe à son père, puis distribue les enseignes Isuzu (2004), Hyundai (2010) et Subaru (2015). Présent dans trois départements que sont le Jura (39), l’Ain (01) et le Doubs (25), mais également dans le Pays de Gex, le groupe Bellamy compte huit sites – qui portent encore le nom des anciens propriétaires en leur mémoire – emploie 55 collaborateurs, et enregistre un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros. À l’année, l’entité vend 1 500 voitures dont 450 Suzuki, 250 Hyundai, 30 Isuzu, 20 Subaru et 750 véhicules d’occasions à particuliers.

Comme le confirmait Stéphane Magnin, directeur de l‘activité automobile de Suzuki France, la région Rhône-Alpes est un secteur important pour le constructeur japonais puisqu’elle représente 15 % de ses ventes. Des performances liées à la géographie et à la stabilité de son réseau. Avec 450 ventes annuelles de véhicules Suzuki – une majorité de Swift, suivi par de près par le Vitara et l’Ignis – le groupe Bellamy est un opérateur important pour la marque et la région, au point de se hisser dans le top 10 des meilleures concessions du réseau.

De nouveaux panneaux ?

À court terme, François-Xavier Bellamy s’est fixé deux objectifs : achever la mise aux normes des concessions au standard de Suzuki, à l’instar de celle de Bourg-en-Bresse où les travaux ont été achevés en début d’année. L’investissement total a été de 1,4 million d’euros. Il souhaite par ailleurs agrandir sa zone de chalandise. C’est la raison pour laquelle il a créé un comité de direction capable de gérer en autonomie les diverses problématiques liées à l’exploitation du groupe. Fidèle et ambitieux, le chef d’entreprise ne cache pas son désir de déploiement avec le constructeur japonais. «  J’ai plutôt une culture monomarque. Tout est plus facile, notamment en termes d’approvisionnement. Mais le problème avec une marque rentable, c’est que personne ne veut lâcher son panneau. Il faut une crise pour avoir un changement et comme il n’y a pas de crise… »

Malgré les douleurs du passé, François-Xavier Bellamy se dit même prêt à renouer avec Ford si l’opportunité se présentait. «  J’ai refusé l’idée pendant très longtemps, mais aujourd’hui je me dis pourquoi pas à partir du moment où l’affaire est rentable. Je pense avant tout aux opportunités qui feront vivre le groupe  ». Coutumier jusqu’à maintenant des marques asiatiques, François-Xavier Bellamy n’exclut pas de se tourner vers des constructeurs français ou allemands par exemple. «  Tout est envisageable  ». Toutefois, les diverses acquisitions ne devront pas se faire au détriment de l’esprit familial et la proximité avec les collaborateurs que souhaite à tout prix préserver le Jurassien.

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