Le groupe Chanoine dynamise ses activités grâce au digital

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Connu et reconnu dans la ville de Dreux (28) et ses alentours, le groupe Chanoine fait parti du paysage local depuis plus d’un siècle. L’histoire n’est pas prête de s’arrêter. Nommé en 2016, Fabien Chanoine représente la quatrième génération à la tête de la concession.

Le groupe Chanoine dynamise ses activités grâce au digital

Le groupe Chanoine est l’une des plus veilles entreprises familiales en France. Cette dynastie automobile voit le jour en 1911 lorsque Jean-Louis Chanoine ouvre un garage à Dreux. Il signe son premier contrat avec Renault quatorze ans plus tard, sans se douter que cette confiance mutuelle aller traverser les décennies. Jean Chanoine, le fils, et Philippe Chanoine, le petit-fils, prennent respectivement la tête du groupe en 1954 et 1988. L’entreprise s’étoffe au fil des acquisitions et constructions de nouveaux sites. Si bien qu’en 2005, le groupe signe un contrat avec Nissan, suivit par Dacia deux ans plus tard. Aujourd’hui, l’entreprise compte sept points de vente répartis ente la Normandie et la région Centre-Val de Loire et totalise un chiffre d’affaires de 82,6 millions d’euros.

Suite au décès de Philippe Chanoine, son fils Fabien reprend la direction de l’entité en septembre 2016. Agé de 29 ans, il représente ainsi la quatrième génération de la famille, mais est également le plus jeune concessionnaire Renault de France. Si au début l’âge lui semblait être un handicap, il n’en est rien aujourd’hui. « Je trouve que c’est un avantage car je n’ai pas la même dynamique, confie Fabien Chanoine, diplômé d’un Master en communication, à l’Institut supérieur du commerce de Paris. Comme j’ai besoin d’apprendre, j’approfondis tout dans les moindres détails et cela me permet d’appréhender toutes les différentes facettes du métier. Il est vrai que gérer une entreprise n’est pas facile, mais objectivement, j’ai beaucoup évolué en deux ans. Dire que cela devient de plus en plus simple serait prétentieux, mais disons que c’est de moins en moins compliqué. Le vrai savoir-faire dont j’avais besoin était celui de mon père et je n’ai malheureusement pas pu en profiter. Mes études m’ont permises de me structurer assez rapidement et j’ai la chance d’avoir une équipe de direction performante, soudée, avec laquelle je travaille main dans la main ».

Le digital comme moyen de développement

À l’instar de ses aïeuls, Fabien Chanoine veut apporter sa pierre à l’édifice. Son crédo : la qualité, le digital et les nouvelles mobilités, trois activités indirectement liées. « Le secteur automobile, tel qu’on le connaît aujourd’hui, va forcément évoluer. Les clients n’achèteront plus leur propre véhicule mais le loueront en fonction de leurs besoins. Nous allons devoir vendre de plus en plus de véhicules dits propres. C’est là-dessus que nous devons être les meilleurs, bien qu’il y ait des éléments que je ne maîtrise pas encore car ils dépendent du constructeur. Il est important de sensibiliser les vendeurs sur la typologie des véhicules qu’on va vendre et surtout, comment on va les vendre dans la mesure où les clients se déplacent de moins en moins en concessions. Le phygital est le mot à la mode en ce moment, mais c’est une réalité. Pour moi le digital doit être au service des concessions, pour amener les clients jusqu’à nous ». Face à cette mutation du parcours d’achat, Fabien Chanoine fait du digital l’une de ses priorités. À ce titre, le chef d’entreprise a réorganisé le site internet du groupe il y a six mois. Le stock de véhicules d’occasion, toutes concessions confondues, est en train d’être uniformisé afin de simplifier les recherches des clients. Par ailleurs, le digital est un domaine que le futur trentenaire maîtrise bien. Avant de prendre la tête du groupe, il travaillait au sein de l’entreprise depuis sept ans. Il a débuté sa carrière automobile en tant que responsable qualité et digital, avant de devenir chef des ventes à l’Aigle, puis directeur de ce même point de vente à l’âge de 24 ans seulement. « J’ai toujours tout fait jeune, sourit-il modestement. Aujourd’hui, c’est clairement un atout ».

Reconquérir les sociétés

Outre le secteur digital, le développement de la qualité est également au centre de toutes les attentions. Pour satisfaire ces deux ambitions, une responsable qualité, qui s’occupe aussi de la partie digitale, et un nouveau directeur après-vente ont rejoint les équipes en début d’année. « En ventes VO et VN, nous sommes un groupe plutôt performant en pénétration par rapport au reste du marché français, du fait de notre implantation sur Dreux depuis plus de 100 ans, explique le dirigeant. De nombreux clients me disent d’ailleurs : on ne vient pas acheter une Renault, on vient acheter une Chanoine. C’est pour cela que je veux accentuer sur la qualité. Chez les concurrents, il y a sensiblement les mêmes concessions et véhicules. Ce qui change, c’est la relation humaine et le service ».

Pour remédier à un temps d’attente trop long en après-vente, les clients sont désormais accueillis sous la forme d’un guichet unique, avant d’être orientés vers l’espace concerné (pièce, facturation, entretien, carrosserie etc). Le groupe a également élargi ses horaires en offrant un accueil continu du lundi au samedi de 8 heures à 18 heures, mais également un service jockey. Enfin, pour avoir un meilleur service en termes de livraison (deux fois par jour) et une réduction des coûts, le groupe Chanoine a construit un magasin centralisé de 2 000 m2 commun à l’ensemble des points de vente. Coût des travaux : 120 000 euros. Grâce à tous ces efforts menés depuis janvier, Fabien Chanoine voit ses notes qualités progresser. En 2019, l’homme d’affaire s’est fixé comme objectif de conquérir le marché des flottes, grâce notamment à son fidèle soutient, Renault, leader sur le marché des véhicules utilitaires.

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