Le groupe Legrand dresse sa feuille de route pour 2021

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Cette entreprise familiale, dirigée par deux frères, rassemble depuis 1982 plusieurs générations autour d’une passion commune qu’est la distribution automobile. L’opérateur représente les marques BMW, Mini, Opel, Mazda et Suzuki et commercialise 5 000 véhicules par an à travers ses onze concessions implantées dans le nord-ouest de la France.

© groupe Legrand
© groupe Legrand

Crise sanitaire oblige, le groupe Legrand a organisé sa convention annuelle en direct sur YouTube. Outre le bilan de l’année passée et les projets à venir, ce rendez-vous virtuel était l’occasion pour les dirigeants, Georges et Frédéric Legrand, de saluer le travail mené par l’ensemble des 230 collaborateurs : « Grâce à l’implication de tous, nous avons réussi à passer cette épreuve avec brio ». Pourtant, comme le rappelle Georges Legrand, l’année avait commencé sur les chapeaux de roues. « Mais comme à toute chose, malheur est bon ». Si fin juillet, la majorité des sites avaient réussi à rattraper les deux mois de retard liés au premier confinement, cette période de fermeture a permis d’insuffler « un coup d’accélérateur aux changements déjà programmés de nos méthodes de travail ». Le P-DG fait notamment référence aux sections management, digital et la mise en place d’un call center.

Le groupe Legrand solde le précédent exercice avec 106 millions d’euros (soit 1,4 % de rentabilité) contre 97 millions d’euros enregistrés en 2019. Une belle performance dont se félicite la direction même si elle reconnaît ne pas avoir atteint les objectifs fixés en début d’année dernière en raison de la pandémie. « C’est une bonne rentabilité parmi les groupes de distribution automobile ». L’année dernière, le distributeur a livré 4 850 véhicules, dont 2 000 VN et 2 850 VO, contre 5 000 unités il y a deux ans. Cette chute de 4 % est fatalement imputée aux confinements et couvre-feu mis en place. Le canal de l’occasion a d’ailleurs été, et restera, « le cheval de bataille » du groupe puisqu’il a représenté 40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020. « Malgré les fermetures des concessions en 2020, nous avons tenu le cap. Nous avons augmenté notre chiffre d’affaires, augmenté notre marge unitaire à la voiture d’occasion livrée tout en maîtrisant et stabilisant notre volume. Cela signifie que nous avons une approche plus qualitative et mieux maîtrisée de notre activité VO », analyse Mathieu Legrand, directeur de la plaque Suzuki et Mazda.

Pour le VN, le groupe juge l’année « satisfaisante » en termes de volume de ventes face à cette année sous tension. En 2021, un seul objectif : chaque marque du groupe doit s’imposer comme leader de son segment. « C’est ambitieux pour certaines marques ; c’est garder sa place pour d’autres, mais dans tous les cas nous devons atteindre cet objectif d’ici à la fin de l’année », souligne Franck Prunotto, directeur de la plaque BMW/Mini. Pour ce faire, le groupe prévoit de renforcer l’activité du B to B, d’accentuer ses efforts sur le digital afin de générer davantage de leads, mais aussi de proposer plusieurs formations en interne notamment aux équipes commerciales. Du côté de l’après-vente, le groupe totalise 56 000 heures en atelier et 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en magasin. « En 2020, nous avons réalisé les mêmes performances qu’en 2019 avec deux mois d’activité en moins », commente Christophe Voisin, directeur après-vente du groupe. Dix apprentis devraient prochainement intégrer le groupe afin d’y être formés et ainsi pallier au manque de main-d’œuvre. « Ce sont les ressources de demain. Aujourd’hui nous avons les clients mais nous manquons de ressources », confirme-t-il. Par ailleurs, afin de soutenir les ventes B to B, l’après-vente prévoit de soutenir cette ambition en proposant une offre plus adaptée, une ligne d’urgence dédiée ou encore le développement d’horaires élargis.

Un objectif de développement et de diversification assumé

Malgré la crise, le groupe Legrand a également choisi de poursuivre sur la voie du développement en faisant l’acquisition d’une concession Mazda à Nantes (44) et Suzuki au Mans (72) qui viennent s’ajouter à la plaque de Rennes (35) et Saint-Brieuc (22). En parallèle, l’opérateur a également diversifié ses activités en créant une branche loisirs dédiée à la mobilité urbaine, récréative et sportive. De fait, celui-ci s’est ainsi offert en décembre 2020 les sites New 3 Lacs implantés au Mans et à Nantes qui distribuent les marques des groupes Bombardier et Piaggio. « Nous travaillons d’ores et déjà sur le développement de ces marques puisque dans le groupe nous souhaitons créer une branche sportive et récréative. Nous avons ciblé deux autres villes dans l’ouest de la France afin de donner à cette branche une cohérence de volume et une cohérence géographique », précise David Pemartin, directeur de la plaque Opel et véhicules loisirs. Grâce à l’ensemble de ces rachats, le groupe a accueilli quarante nouveaux collaborateurs (compris dans les 230 au global) en 2020.

Pour ce nouvel exercice, le groupe Legrand a dévoilé sa feuille de route qui s’établit en plusieurs axes : la mobilité professionnelle au sein de l’entreprise afin de garantir l’épanouissement de ses collaborateurs, des opérations de croissance programmées sur les divisions automobile, motocycle et véhicules de loisirs, l’intensification des activités du call center et du digital center, mais aussi l’organisation d’animations showroom quotidiennes. Enfin, le groupe Legrand ambitionne d’atteindre la barre des 130 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit une croissance de 25 % sur l’année, ainsi qu’une rentabilité de l’ordre de 1,25 %. Et puisque ses ambitions semblent sans limites, ce dernier table sur 250 millions de chiffre d’affaires d’ici à trois ans. Une somme accessible grâce aux projets de croissance externes qui permettront d’asseoir « notre positionnement en tant qu’acteur de la mobilité et acteur de la distribution ».

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