Le groupe NEP-Car accélère sur les ventes à sociétés

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Fidèle à la plaque Renault-Dacia depuis plus de trois décennies, l’opérateur francilien poursuit la structuration de ses activités pour subsister sur un territoire économiquement précaire.

Le groupe NEP-Car accélère sur les ventes à sociétés

Le groupe NEP-Car doit son existence à René Paumier. Passionné d’automobile, il entre dans la maison Renault en tant que tout jeune prospecteur dans une succursale parisienne en 1958, avant de quitter la marque pour se mettre à son compte par l’installation d’une activité VO. Il met un terme à cette activité en 1972 pour prendre la direction des ventes, puis la direction de la concession de Sarcelles (95). En janvier 1985, il rachète l’affaire Renault à Chelles (77). Au fil des années, le distributeur renforce sa notoriété. En 2001, le rachat des affaires du groupe Verdier permet à l’opérateur de Seine-et-Marne d’étendre considérablement sa zone de chalandise sur d’autres départements : Villepinte, Aulnay-sous-Bois (93), Gonesse (95) et Longperrier (77).

En 2005, le groupe booste sa gamme de produits en intégrant la marque Hyundai. « Nous souhaitions compléter ce que nous avions déjà, précise Cyrille Paumier, l’actuel président du groupe. À l’époque, Renault n’avait pas de SUV et Hyundai possédait cette spécificité. Nous figurions d’ailleurs parmi les premiers groupes à représenter ce constructeur. De plus, cela correspondait au budget et à l’attente de notre clientèle, dans un secteur un peu compliqué en termes de pouvoir d’achat ». Pour l’heure, l’entité familiale compte sept affaires, où sont représentés les trois panneaux que sont Renault, Dacia et Hyundai. Confronté à la saturation du réseau Renault en Ile-de-France, Cyrille Paumier ne souhaite pas s’éloigner de son périmètre historique, privilégiant un développement et une organisation locale pour son activité. Il n’exclue donc pas un positionnement sur une nouvelle marque à l’avenir.

Les flottes comme cœur de cible

Face à la baisse consécutive du marché à particuliers depuis plusieurs années, le groupe a décidé de créer en 2009 un pôle dédié aux sociétés. Huit collaborateurs dont six commerciaux s’occupent à plein temps de cette activité centralisée sur le site de Villepinte. Lors de sa création, la cellule Fleet permettait de conquérir 500 commandes supplémentaires. Et si elle représente actuellement une moyenne 1 500 commandes sur l’ensemble du groupe, ce dernier ambitionne de tutoyer les 2 000 unités d’ici à trois ans. « Nous souhaitons avant tout développer notre business de proximité aussi bien avec des artisans commerçants, des professions libérales que des PME et PMI. Bien sûr, je préférerai cibler les particuliers car la rentabilité est meilleure. Mais dans le nord-est parisien, la vie économique est difficile. Le pouvoir d’achat s’est dégradé. Il a donc été nécessaire de trouver des volumes complémentaires pour maintenir notre part de marché ».

L’espoir contre l’inquiétude

Pour séduire les professionnels, Cyrille Paumier applique la même stratégie depuis dix ans : les démarcher non pas pour vendre des voitures, mais un service de proximité. Il a ainsi mis au point toute une gamme de prestations orientées après-vente afin de faciliter leur gestion de parc (service de jockeys, entretien, restitution et remise en état avant restitution, lavage, etc …) Une stratégie payante jusqu’alors, mais qui pourrait être fragilisée par quelques zones d’ombre. « Les réglementation à marche forcée de l’Europe sont inquiétantes, poursuit-il. On ne sait pas comment les entreprises vont réagir. Certaines hésitent quand d’autres prolongent ou ne renouvellent pas leur contrat. Le marché automobile va être perturbé par des normes, certes nécessaires, mais il aurait fallu un peu plus de temps pour les appliquer. Elles sont vite devenues contraignantes et onéreuses ».

De fait, on l’entend de toutes parts : 2020 s’annonce comme une parenthèse incertaine pour l’industrie automobile. Mais face aux différentes spéculations, Cyrille Paumier se montre positif. Le renouvellement de la gamme produits (thermiques et hybrides) de Renault devrait permettre au groupe de croître ses volumes au cours du prochain exercice. L’an passé, l’opérateur a vendu 4 300 véhicules neufs et 2 000 véhicules d’occasion pour un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros.

Un nouveau départ

En parallèle, Cyrille Paumier doit mener de front un chantier important : la délocalisation de son site historique de Chelles vers un autre quartier de la ville. Suite à un projet initié par la mairie, un pôle automobile devrait sortir de terre près du centre commercial Terre-Ciel. Si le permis de construire a été obtenu en 2016, le chantier est toujours au point mort pour des raisons administratives. Le terrain de 9 000 m2 devrait accueillir une concession Renault-Dacia, « vraisemblablement Hyundai, et quelques surprises par encore définies ». Le président du groupe espère lancer les travaux au premier trimestre 2020 afin d’intégrer le bâtiment avant la fin de l’exercice prochain. «  C’est nécessaire. Les clients ont des attentes en termes d’infrastructure, donc pour les garder nous devons moderniser nos outils. Cette concession sera un peu notre vaisseau amiral. Il est attendu avec impatience aussi bien par nos collaborateurs que les constructeurs. C’est aussi leur image qui se modernise ».

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