Le groupe Parot veut révolutionner la vente de VO

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Quarante ans après sa naissance, le groupe Parot continue son déploiement national et souhaite aller plus loin dans la digitalisation de sa relation client. Le distributeur bordelais prévoit également un nouvel épisode de croissance externe pour l’année en cours.

« Petite entreprise deviendra grande », pourrait-on parodier Jean de La Fontaine. Car lorsqu’Alain Parot rachète la petite concession corrézienne PLS (Poids Lourds Service) en 1978, celui-ci était loin d’imaginer que son établissement s’imposerait, moins d’un demi-siècle plus tard, comme le premier groupe de distribution automobile français coté en Bourse. Et même si Alain Parot a progressivement transmis le flambeau à ses enfants, Alexandre Parot et Virginie Parot-Gauzignac, il n’a pas pour autant raccroché le tablier, et conserve le titre de conseiller du président.

En constante évolution, le groupe Parot achève l’année 2017 sur des résultats prometteurs, notamment sur le marché VN qui s’est soldé par une hausse de 5 %. « 2017 a été une année charnière. Après le lancement de notre plan de croissance début 2015, et avant notre entrée en Bourse l’année suivante, nous avions identifié trois piliers de croissance : la croissance externe afin d’étoffer notre portefeuille de marques mais aussi le nombre de points de vente, la croissance du nombre de véhicules d’occasion vendus, et dans un troisième temps l’activité digitale », développe Alexandre Parot, président directeur général du groupe familial éponyme.

Un chiffre d’affaires en hausse

Afin de satisfaire sa croissance externe, le concessionnaire bordelais a réalisé plusieurs acquisitions significatives. C’est ainsi que les plateformes Zanzicar.fr et AutobyParot.com ont respectivement vu le jour, en juin et en novembre derniers. « Ces deux offres digitales sont complémentaires, poursuit-il. L’une fait de la vente en ligne dans une optique de pure player, tandis que la seconde se positionne davantage comme un webstore ».

En termes de chiffres, à périmètre constant, le groupe affiche une croissance de 11,5 %. Cette progression a été tirée vers le haut par le segment VO, le cheval de bataille du distributeur. « En 2016, par exemple, nous sommes devenus le premier groupe à intégrer dans notre portefeuille de société une entreprise spécialisée dans la négociation VO qui est VO3000. Nous avons une politique VO très dynamique dans nos concessions ». Tellement dynamique, qu’elle a permis à l’entreprise familiale d’achever 2017 avec 14 véhicules d’occasion écoulés pour 10 véhicules neufs. « Là où la profession est plutôt à 8 sur 10, souligne fièrement le PDG. Et malgré notre mobilisation sur la croissance externe, et les offres digitales, nous n’avons pas pour autant oublié de travailler sur notre croissance organique ».

Grâce aux efforts accentués dans certains domaines, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 439 millions d’euros en 2017. Un résultat initialement inférieur, mais qui a été gonflé de 25 millions d’euros suite à l’acquisition de la concession BMW-Mini à Bordeaux en juillet dernier. Ambitieux, Alexandre Parot ne compte pas stopper son ascension en si bon chemin, et vise la barre des 600 millions d’euros à l’horizon 2020. « En regardant la courbe, nous sommes pour l’instant bien partis pour atteindre cet objectif », précise-t-il.

Des vitrines VO digitales

Pour ce faire, il compte développer son troisième axe d’activité centré sur le digital, en augmentant les volumes vendus par le biais des plateformes Zanzicar et AutobyParot. D’ici à la fin du premier semestre, le petit dernier CamionbyParot, une vitrine digitale visant à soutenir les ventes de véhicules utilitaires, viendra rejoindre la famille.

« Avec Zanzicar, nous sommes devenus précurseurs sur la vente en ligne en France. J’ai eu l’idée en 2015, à l’occasion d’un voyage aux États-Unis au cours duquel j’ai rendu visite à Carvana. Ils venaient tout juste de se lancer sur le marché américain comme un pure player de la vente de voitures d’occasion. En 2014, 400 voitures ont été écoulées sur deux États. Aujourd’hui, ils en vendent des milliers à travers le pays », relate-t-il. Pour l’instant, ce dernier ne souhaite pas communiquer de chiffres quant à l’activité de sa plateforme française. Il avoue cependant que les trois mois suivant la phase de lancement ont été difficiles, affichant un nombre de ventes quantifiables sur « les doigts de la main. Toutefois, nous venons de terminer notre deuxième campagne de radio nationale dans le but de développer la notoriété de la marque. Depuis quelques mois, nous ressentons un mouvement d’accélération qui nous motive vraiment à développer les ventes, et atteindre un taux d’EBITDA mensuel à l’équilibre d’ici la fin d’année 2018 ».

Dans son viseur, le concessionnaire bordelais cible tous les acheteurs VO, et plus particulièrement les 66 % d’utilisateurs français qui boudent les concessions. Ainsi, la marque ambitionne de s’imposer comme une enseigne de confiance pour l’achat d’un véhicule, et ce indépendamment d’un réseau de concessions. « Sur les 6 millions de VO écoulés chaque année sur le territoire, 2 millions sont vendus en concessions. Et un grand pourcentage des 4 millions restants sont cédés de particulier à particulier. Ce sont ces clients que nous ciblons, en leur proposant des services supplémentaires, auparavant inexistants lors d’une transaction entre particuliers ».

Côté VN, l’activité se porte bien et enregistre une part de marché supérieure à la moyenne nationale. En 2018, le groupe Parot continuera d’étudier toutes les opportunités pour élargir son portefeuille de marques, sans aucune restriction géographique.

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