Les valeurs de revente des VO diesel malmenées

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Une étude réalisée par Bonnie & Car, start-up spécialisée dans la sécurisation des ventes automobiles entre particuliers, montre que la crise de confiance envers le diesel a bel et bien des impacts sur le marché du véhicule d’occasion.

Les valeurs de revente des VO diesel malmenées

Dieselgate, mesures d’interdiction de circulation dans les villes et fiscalité plus sévère n’ont pas été sans effets sur le marché du véhicule d’occasion diesel. C’est ce que montre une étude de Bonnie & Car, start-up fondée en 2016 avec l’objectif de simplifier et sécuriser la vente de véhicules et de motos entre particuliers via sa plateforme. Résultat : les vendeurs de véhicules sembleraient de plus en plus nombreux sur le marché et feraient face à une décote importante de leur véhicule.

L’entreprise étaye cette constatation avec quelques chiffres tirés de son étude réalisée sur un échantillon de 1 618 clients. Ainsi, les propriétaires d’un modèle diesel seraient plus nombreux à vouloir céder leur véhicule. Sur la plateforme de Bonnie & Car, 85 % des vendeurs ont un véhicule diesel, une proportion bien élevée au regard de celle des diesel dans le parc français, qui atteint 62 %.

Autre constatation : les conseillers de la start-up passeraient en moyenne 20 minutes de plus au téléphone pour accompagner les clients qui souhaitent vendre leur diesel par rapport à un client qui possède un essence. D’ailleurs, les vendeurs mettraient aussi plus longtemps à trouver un acquéreur. Il faudrait en moyenne six acheteurs intéressés pour conclure une vente lorsqu’il s’agit d’un véhicule diesel, contre cinq pour un essence. Le temps pour conclure la transaction serait également allongé d’une semaine pour un diesel par rapport à un essence.

Une décote plus rapide

Mais l’impact le plus important reste bien sûr financier. Selon Bonnie & Car, les véhicules d’occasion essuieraient une décote importante comme l’explique Maxime Grandjean, fondateur de la start-up : « Nos vendeurs diesel ne comprennent pas la dévaluation rapide de leur véhicule. La plupart sont restés dans le schéma que le véhicule diesel s’achetant plus cher se vend plus cher également. Mais ce principe est en train d’être complément bousculé.  »

Les exemples suivants, sélectionnés sur le site de Bonnie & Car, témoignent de cette évolution. Un Nissan Qashqai finition Tekna de 2015 affichant entre 50 000 et 100 000 kilomètres se négocie en moyenne 2 000 euros de plus en essence qu’en diesel, tandis qu’une Volkswagen Coccinelle vintage de 2013, toujours sur cette même échelle de kilométrage, affiche ce même delta de 2 000 euros entre essence et diesel. Et les acheteurs sont bien conscients de cette dévalorisation puisque ces derniers font une offre inférieure au prix deux fois plus souvent lorsqu’il s’agit d’un véhicule diesel. La réduction demandée se situe entre 0 et 1 000 euros pour un diesel et 0 à 300 euros pour un essence.

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