Le parc de véhicules diesel recule en France

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Selon les statistiques recueillies par l’Insee, le nombre de véhicules particulières roulant au diesel a reculé en France pour la première fois depuis 1990.

Le parc de véhicules diesel recule en France

C’est une première. Le parc de véhicules diesel en circulation est passé de 19,90 millions en 2016 à 19,85 millions en 2017, soit un recul de 0,2 %. C’est baisse historique a créé la surprise, dans la mesure où aucune autre n’a été constatée depuis 1990 (date à laquelle, l’Institut a commencé à mesurer cette statistique). L’année 2017 marque donc l’arrêt de près de 30 ans de hausse ininterrompue. Si dans un premier temps, le gouvernement encourageait les particuliers à acheter des voitures diesel, les autorités incitent désormais à privilégier les motorisations essence. La prime à la conversion mise en place le 1er janvier en témoigne. Elle permet à un automobiliste de recevoir une indemnité de 2 500 euros pour l’achat d’un véhicule neuf. À noter, les usagers peuvent cumuler la prime à la conversion avec le bonus écologique versé en cas d’achat d’un véhicule électrique, lequel peut atteindre jusqu’à 6 000 euros.

À l’inverse, le parc essence gagne du terrain et augmente pour la troisième année consécutive. Toujours selon les statistiques de l’Insee, le parc comptait 12,67 millions de véhicules en 2017. Il faut remonter à 2011 pour observer un niveau plus élevé de véhicules essence. Du côté des utilitaires, la tendance diesel est à la hausse sur les routes. De 5,70 millions en 2015, le parc est passé à 5,80 millions en 2016, puis 5,88 millions l’année dernière. Au contraire, le parc essence affichait 312 000 véhicules en 2015 contre 265 000 en 2017.

Les explications de cette baisse nationale

Le désamour des particuliers pour le diesel peut s’expliquer de plusieurs façons. D’abord la flambée des prix à la pompe qui ne cesse de croître depuis plusieurs mois. Une situation qui devrait d’ailleurs perdurer puisque la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a déclaré que le diesel aller "continuer à augmenter". La fiscalité du diesel devrait en effet rattraper celle de l’essence d’ici 2020. "Sur le diesel, la taxe va augmenté de 7 centimes et c’est la trajectoire qui a été annoncée sur le quinquennat. L’essence doit augmenter de 4 centimes", a-t-elle détaillé au micro de BFMTV en septembre dernier. De plus, les consommateurs sont de plus en plus inquiets face à l’aspect nocif du diesel sur la santé. Enfin, les nombreux scandales liés à l’affaire du Dieselgate ont sûrement entaché la réputation du carburant depuis 2015.

Sur les réseaux sociaux, l’heure est à la grogne. Partout en France, un appel à manifester est annoncé pour le samedi 17 novembre prochain. À titre d’exemple, 43 000 internautes se sont inscrits à un rassemblement parisien Porte de Bercy, et 202 000 autres se disent, pour le moment, intéressés.

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