Le salon de Genève entrevoit un renoncement en 2022

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Très fortement fragilisés avant la crise du coronavirus, les salons automobiles grand public imaginent encore difficilement leur avenir dans ce monde de l’après-crise sanitaire. C’est le cas du Salon de Genève, qui était pourtant réputé comme le plus solide par le passé.

Rappelons, en effet, que l’édition 2020 du GIMS n’a pas pu avoir lieu en raison de la pandémie de Coronavirus. En effet, la manifestation a été annulée à 4 jours de son inauguration par décision du Conseil Fédéral. Ceci a eu pour effet de fortement fragiliser la situation financière de la Fondation pour l’organisation du GIMS.

Dans un communiqué du 26 mai 2020, les organisateurs genevois expliquent que "la Fondation a sollicité l’Etat de Genève pour une aide financière afin de couvrir les pertes liées à la suppression du GIMS 2020 estimées à 11 millions de francs et préparer une nouvelle édition. Suite à cette demande, le Conseil d’Etat a proposé d’accorder à la Fondation, sous certaines conditions, un prêt de 16.8 millions de francs".

Les conditions d’un prêt proches d’une nationalisation

Un prêt refusé par les organisateurs en raison de condition qui s’apparentaient, semble-t-il, à une nationalisation complète de l’évènement.

"Les conditions accompagnant ce prêt et, notamment, visant à la sous-traitance complète du Salon y compris la conceptualisation à Palexpo SA ne sont malheureusement pas acceptables pour la Fondation", expliquent les organisateurs du salon genevois. "En effet, elles sont contraires aux statuts et notamment à la raison d’être de la Fondation depuis plus de 100 ans".

Une autre raison peut expliquer le refus de ce prêt : c’est tout simplement l’incertitude sur l’organisation de l’édition 2021 à laquelle le Salon de Genève semble avoir d’ores et déjà renoncée.

"Les exposants majeurs du GIMS nous encouragent et recommandent vivement d’envisager la prochaine édition en 2022", explique la fondation genevoise.

Au même titre que les organisateurs du salon de Paris ou encore Munich (ex-Francfort), les organisateurs du Salon de Genève réfléchissent actuellement à de nouveaux formats pour l’avenir.

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