Les dirigeants européens de l’industrie automobile s’unissent pour dire « non » à un Brexit sans accord

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Dans un texte commun, les principaux représentants de l’industrie automobile en Europe mettent en garde contre les conséquences désastreuses d’un Brexit sans accord.

Les dirigeants européens de l'industrie automobile s'unissent pour dire « non » à un Brexit sans accord

Dans un communiqué publié ce jour, lundi 23 septembre, signé par l’ensemble des organismes représentants la filière automobile au niveau européen, les dirigeants européens de l’industrie automobile s’unissent pour dire « non » à un Brexit sans accord.

« Le Brexit n’est pas seulement un problème britannique, nous sommes tous concernés dans l’industrie automobile européenne et même au-delà, plaide Christian Peugeot, président du CCFA. Que ce soit en tant qu’exportateurs sur le marché britannique ou en tant que producteurs locaux, nous serons inévitablement affectés. »

Un mois avant le Brexit...

Alors qu’il reste un peu plus d’un mois avant que le Royaume-Uni ne quitte l’Union européenne, l’industrie automobile européenne a appelé aujourd’hui le Royaume-Uni et l’Union européenne à unir leurs efforts pour éviter un Brexit sans accord. Les organisations chefs de file représentant les constructeurs de véhicules et de pièces dans l’Union européenne (ACEA et CLEPA), ainsi que dix-sept associations nationales, dont le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), l’Association de l’industrie automobile allemande (VDA) et la Société britannique des constructeurs et des négociants en automobiles (SMMT) ont uni leurs forces pour souligner l’impact d’un Brexit sans accord sur l’un des atouts économiques les plus précieux de l’Europe.

Une très lourde facture pour l’industrie et les consommateurs

Les principaux représentants de l’industrie automobile en Europe mettent en garde contre les conséquences catastrophiques d’un Brexit sans accord. « L’application des tarifs de l’OMC sur les voitures et les camionnettes pourrait représenter une facture de 5,7 milliards d’euros pour l’industrie et les consommateurs de l’Union européenne et du Royaume-Uni », rappelle le communiqué commun.

Le secteur appelle à exclure une absence d’accord pour préserver l’avenir de l’automobile européenne. Par ailleurs, toujours d’après les représentants de l’industrie automobile en Europe, « le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne sans un accord déclencherait un changement radical des conditions commerciales, des milliards de dollars de droits de douane risquant d’affecter le choix des consommateurs et le caractère abordable des prix des véhicules des deux côtés de la Manche. La fin du commerce sans entraves pourrait perturber considérablement le modèle opérationnel juste-à-temps du secteur, avec le coût d’une minute d’arrêt de production pour le seul Royaume-Uni s’élevant à 54 700 euros (50 000 livres) ».

« Le Brexit aura un immense impact sur l’ensemble de la filière automobile, sur les constructeurs aussi bien que sur les équipementiers, déclare Luc Chatel, président de la PFA. Il y aura un impact direct sur les tarifs douaniers, sur les procédures douanières, sur la logistique, sur les décisions de localisation industrielle. Mais il y aura aussi un impact indirect, comme sur les autres secteurs économiques, du fait d’un probable ralentissement de la croissance européenne. »

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