Les experts s’impliquent dans l’Eco Entretien

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L’ANEA (alliance nationale des experts en automobile) vient de se rapprocher de l’association Eco Entretien pour se préparer aux conséquences du futur contrôle technique.

Les experts s’impliquent dans l’Eco Entretien

L’ANEA vient de rejoindre l’association Eco Entretien pour préparer l’évolution réglementaire liée au contrôle technique, prévue pour 2019. Les futures mesures de contrôle des émissions polluantes risquent de bouleverser le paysage de l’après-vente automobile dès 2019. En effet, selon les projections effectuées par le Ministère de l’Intérieur, le nombre de véhicules en contre-visite pourrait passer de 45 000 à plus de 2 millions par an. Un séisme en perspective pour les automobilistes mais aussi pour les professionnels. En effet, ces derniers commencent à peine à s’emparer du sujet et de nombreux acteurs restent encore à convaincre. Mise en place pour élaborer un concept global de diagnostic et de solutions de réparation, l’association Eco Entretien rassemble organisations professionnelles, équipementiers, enseignes de réparation et distributeurs de pièces de rechange sous une même bannière. Les experts en automobile ont décidé de rejoindre cette association pour s’engager en tant que tiers de confiance pour le consommateur. Ce sujet sera au centre des débats de leur prochain symposium prévu le 30 mars prochain à Paris.

Trouver l’action à mener

Dans le cadre de cette association, les experts de l’ANEA réfléchissent avec leurs partenaires à la meilleure manière de s’impliquer dans le processus. Leur statut de profession réglementée ne leur permet pas de faire commerce de l’Eco Entretien. Leur action se limitera donc à l’Eco Diagnostic. Ainsi, François Mondello, président de l’ANEA, confirme que plusieurs solutions restent envisageables. « Nous pouvons imaginer effectuer un contrôle nous-même puisque le matériel existe. Nous pourrions l’inclure dans une expertise classique lors d’un choc ou en tant que prestation indépendante. Rien n’est exclu pour l’instant » souligne-t-il. Le travail des experts pourrait également être mené en partenariat avec les assureurs. En effet, ces derniers « fédèrent le parc roulant et nous pourrions accompagner le client assuré dans le cadre d’un nouveau contrat ou d’une mise aux normes de son véhicule » poursuit F. Mondello. Loin de se limiter aux experts, aux assureurs et aux acteurs de l’après-vente, le problème des émissions polluantes du parc roulant reste non seulement une question de santé publique mais aussi un enjeu politique. Le gouvernement enverra-t-il deux millions d’électeurs au garage ?

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